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EMMILA GITANA

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20 mai 2017

JOURNAL, LE 20 MAI 2017

JOURNAL, LE 20 MAI 2017
Lettres vives et langues mortes. Dans le petit coffre reposent quarante ans de correspondance. Quarante ans de signes. Les lettres d’amour dévoilent la généalogie et l’avancée d’une parole. Qui n’osait pas. Qui avait peur qu’on ne lui réponde pas. La...
20 mai 2017

LUZ CASAL - PIENSA EN MI

19 mai 2017

ESPERANCES...

ESPERANCES...
Parce que j’ai mal à l’âme du père clandestin qui peine dans un ghetto de Paris, avec des larmes qui irriguent à flots silencieux les fontaines où se régénèrent les pulsions mondaines. Parce que j’ai des douleurs au dos de la femme de ménage qui abroge...
19 mai 2017

COLETTE LEINMAN...Extrait

COLETTE LEINMAN...Extrait
Savoir si quelqu’un d’autre parfois se débat comme le prolongement des digues contre l’assaut suicidaire des vagues savoir qu’il se laisse couler dans l’aleph des mots étendus en débâcle en tous sens longs à venir . COLETTE LEINMAN .
18 mai 2017

LE CRI DU BUTOR

LE CRI DU BUTOR
Maintenant que la jeunesse S'éteint au carreau bleui Maintenant que la jeunesse Machinale m'a trahi Maintenant que la jeunesse Tu t'en souviens souviens-t-en Maintenant que la jeunesse Chante à d'autres le printemps Maintenant que la jeunesse Détourne...
18 mai 2017

UN COEUR QUI BAT

UN COEUR QUI BAT
Merci Adélita mia Lorsque le coeur éclot dans le berceau du temps, Comme une goutte d'eau jaillissant de la source, Un lever de soleil, des bourgeons éclatants, Sur la vie au long fleuve, un vaisseau prend sa course. Lorsque le coeur frémit sous le souffle...
18 mai 2017

DESNOS...Extrait

DESNOS...Extrait
A René crevel je suis passé dans une rue étrange où des enfants blonds compissaient leur langes à la porte d’un restaurant un écriteau était collé : ICI ON PEUT APPORTER SON MANGER à la porte d’un hôtel meublé un écriteau était collé : ICI ON PEUT APPORTER...
18 mai 2017

UNE JOURNÉE BIEN REMPLIE... Extrait

UNE JOURNÉE BIEN REMPLIE... Extrait
Beauté, ce grand espace tout noir Où l’homme s’avance les yeux fermés Un bouquet de coquelicots jeté sur l’épaule Ce mauvais air qu’on souffle sur les âmes Le bruit des songes qui épouvante le monde Jamais ne me feront oublier, Beauté, Ton regard trop...
18 mai 2017

LE PREMIER AMOUR DU MONDE

LE PREMIER AMOUR DU MONDE
Le soleil est venu Et reparti cent mille fois Depuis le jour du premier jour Du premier amour Le premier amour du monde? C'était... quand? Et d'abord, comment se sont retrouvés Comment se sont retrouvés Le Ciel et l'Océan? Il a pris sa main sans le savoir...
18 mai 2017

DE LA NECESSITE DU POEME - DEBUT DE LA PREFACE

DE LA NECESSITE DU POEME - DEBUT DE LA PREFACE
Dès mon enfance, Sous le pommier Je promenais mon rêve, Je devenais printemps. On entre en son poème comme en un monastère de mousses et de fougères, d’eaux souterraines et de pluies de lumière qui n’en finissent pas de tapisser nos âmes, si, du moins,...
16 mai 2017

L'ÂME INSURGEE...Extrait

L'ÂME INSURGEE...Extrait
Pourquoi crier à l’impossible quand le possible est déjà là, prêt à entrer, qui n’attend plus que vous pour s’accomplir en vous accomplissant ? Il n’y a pas un homme qui puisse vivre heureusement de ses instincts bestiaux, enfermé dans son corps, incarcéré...
16 mai 2017

JOURNAL, LE 15 MAI 2017

JOURNAL, LE 15 MAI 2017
Ce que vit le papillon. Ce que vit l’eau dans le temps du ruisseau. Ce que vit le pèlerin qui a perdu son chemin distrait par le babil des dieux. Ce que vit la parole dans la pierre. Ce que vivent les disparus en mer. Ce que vit celle qui est abandonnée...
16 mai 2017

BRUN

BRUN
Brun est fasciste mais brunes sont les femmes du sud, ocre est convivialité et marron a la douceur vernie des fruits du marronnier qui déformaient mes poches dans mon enfance. L’histoire a chevillé dans nos mémoires une idée de morosité à la couleur de...
16 mai 2017

SILENCE

SILENCE
Le silence est un lit pour le chant du monde. Il est rempli de sons (les amoureux et les solitaires le savent) dans la ville comme à la campagne. Le silence, c’est avant tout se taire, un état d’esprit, un moment de l’en-soi, quand cesse la course et...
14 mai 2017

ILS CASSENT LE MONDE

ILS CASSENT LE MONDE
Ils cassent le monde En petits morceaux Ils cassent le monde A coups de marteau Mais ça m’est égal Ca m’est bien égal Il en reste assez pour moi Il en reste assez Il suffit que j’aime Une plume bleue Un chemin de sable Un oiseau peureux Il suffit que...
12 mai 2017

MOI...NOUS

MOI...NOUS
Moi n'existe pas si le nous est absent La racine du racisme c'est la négation de soi-même, renier un alter ego de l'espèce humaine est un rejet de l'humanité, ne peut s'affirmer être humain un vivant qui se réclame d'une identité autre qu'humaine. Le...
11 mai 2017

UN JARDIN SUR LA MER

UN JARDIN SUR LA MER
Je sais un lieu de haute lice Où la livrée du matin joue À robinsonner sous les lys Près des falaises d’amadou Où le déhanchement des îles Grise la Manche qui s’exile Sous son chapelet de Corfou . Je sais un lieu de haute sphère Où les sternes vont poinçonnant...
10 mai 2017

PALETTE ÉGORGÉE

PALETTE ÉGORGÉE
Tu possèdes tes géographies intérieures que tu sèmes pêle-mêle lors de souterraines insomnies sur une palette égorgée. Marges blanches d’où fuse un orchestre d’anges les continents que tu façonnes n’ont ni crépuscules ni nuits. Ruelles d’exil les arbres...
10 mai 2017

JOURNAL, LE 10 MAI DE 2017

JOURNAL, LE 10 MAI DE 2017
Trois pierres. Une pour le ruisseau dolent. Une pour le vif-argent de l’intuition. Et la dernière qui veille sur le sommeil du sage. Trois ruisseaux dans la pente qui saisit nos vies furtives. Au pied de la lettre. Trois lettres. Une pour la bien-aimée....
9 mai 2017

ABDELLATIF LAÂBI...Extrait

ABDELLATIF LAÂBI...Extrait
Je me sens sur cette charnière de l’être entre vie et mort, entre un soleil qui se meurt et un autre dont le lever est confisqué, entre deux planètes, deux humanités qui se tournent le dos, deux langues qui se parlent tellement dans ma bouche qu’elles...
EMMILA GITANA
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