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EMMILA GITANA
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19 octobre 2015

BERNARD PERROY...Extrait

BERNARD PERROY...Extrait
Et si nous allions par-delà les apparences rejoindre la voix qui se tait tout au fond de chacun, là où s'étreignent au fil des ans tous nos espoirs d'enfant et nos désirs les plus fous venus défier la mort et mûrir d'eau vive quand l'horloge du cœur se...
11 octobre 2015

MAX-POL FOUCHET

MAX-POL FOUCHET
Nous étions la marelle et la pierre et l’enfant Le rire et les courses le livre et la courbe et la craie La tuile le gué la rivière les sautes du vent Aux transparentes carènes ce maigre brûlis d’herbes Qu’un peuplier sur l’espace un doigt sur les lèvres...
10 octobre 2015

PERMIS DE SEJOUR 1977-1982...Extrait

PERMIS DE SEJOUR 1977-1982...Extrait
Mais je découvre ce que je savais déjà : c'est mourir avant l'heure que de faire des économies de vie. Le bonheur (du moins le mien), ce n'est pas de gagner du temps : c'est de savoir le perdre. Pouvoir écouter patiemment la longue confidence d'un inconnu...
30 septembre 2015

DÉBRIS MORTELS ET MOZART

DÉBRIS MORTELS ET MOZART
Au petit jour, une seule fois, le vieux nuage rose dépeuplé survolera les yeux désormais distants, dans la majesté de sa lenteur libre; puis ce sera le froid, l'immense occupant, puis le Temps qui n'a pas d'endroit. Sur la longueur de ses deux lèvres,...
27 septembre 2015

UNE DEMEURE PARMI LES ORTIES

UNE DEMEURE PARMI LES ORTIES
Songes immatures Cueillies à la lisière des insomnies Efflorescences d’une aube incertaine Rêves calcinés, Au soleil de nos errances Sur les chemins de l’infortune Des vergers d’ Ain- Ezzaouia saccagés Par l’Ogre qui règne en maître sur la ville Et du...
23 septembre 2015

JE T'ECRIS

JE T'ECRIS
Je t’écris pour te dire que je t’aime que mon coeur qui voyage tous les jours — le coeur parti dans la dernière neige le coeur parti dans les yeux qui passent le coeur parti dans les ciels d’hypnose — revient le soir comme une bête atteinte Qu’es-tu devenue...
20 septembre 2015

QU'IL Y AIT DES AUBES SOUS NOS EPAULES

QU'IL Y AIT DES AUBES SOUS NOS EPAULES
Qu’il y ait des aubes sous nos étoffesque ces étoffes soient notre peauque cette peau soit ce qui nous sépare de nous-mêmesson inépuisable geste qu’il y ait sous notre peau le voile de cendrele jourla nuitqui muent sans nous et que la douleur soit si...
19 septembre 2015

TOURS DE SILENCE...Extraits

TOURS DE SILENCE...Extraits
La multiple réalité s’efface dans l’air vide. Tout égare son nom dans l’unité secrète, et l’essence de chaque chose se recharge à l’abri lucide des ombres. ... Nous serons de retour chaque fois jusqu’à tarir l’être que nous sommes afin que, de pure vie,...
19 septembre 2015

BELLES SAISONS OBSCURES

BELLES SAISONS OBSCURES
Nous n'oublions rien des moissons lourdes Des plaines brûlées du long désir Noué aux vignes des sarments rouges De la chair des pollens de lumière Autour des épaules des visages Tendus vers une crête invisible Nous sommes la mémoire du vent Qui s'épuise...
19 septembre 2015

IL AUTOMNE

"Il automne, à pas furtifs, Il automne à pas feutrés, Il automne à pas craquants Sous un ciel pourpre et doré. Sur les jardins dénudés Se reflètent. en transparence Les brumes d'automne rouillées, Rouillées Dans la forêt de tes cheveux Aux senteurs de...
18 septembre 2015

MOSTEIRO DOS JERONIMOS ...extraits en français

MOSTEIRO DOS JERONIMOS ...extraits en français
Le regard efface la promenade, si lointains le vent frais du fleuve, l’odeur des toutes petites fleurs les couleurs passées peu à peu. Il n’y a rien de tranquille dans toute cette tranquillité. De tant de risques dûs, la beauté est fragile en cette fin...
17 septembre 2015

TOUJOURS

TOUJOURS
Tout est mensonge : aime pourtant, Aime, rêve et désire encore ; Présente ton cœur palpitant À ces blessures qu’il adore. Tout est vanité : crois toujours, Aime sans fin, désire et rêve ; Ne reste jamais sans amours, Souviens-toi que la vie est brève....
16 septembre 2015

LÂCHER PRISE

LÂCHER PRISE
Nous n'avons qu'une seule vie, qu'une seule pauvre vie et, en partie, nous la perdons dans le leurre, le mensonge d'un travail. Alors, un jour, dans ce jardin, notre vie s'est retirée en silence. Elle est allée rejoindre les solitaires, la solitude. Devons-nous...
7 septembre 2015

ANACHRONIQUE...Extrait

ANACHRONIQUE...Extrait
Oh tant de bleu sur la conscience tant de matins légers et de brumes pudiques votre précise fébrilité mains féminines ouvrant la porte aux peupliers rassurant les choses inquiètes vérifiant la fraîcheur des fronts Pas un avril féroce Pas un baiser amer...
7 septembre 2015

JUARROZ

JUARROZ
Les paradis perdus n’existent pas. Le paradis est une chose qui se perd tous les jours, comme se perdent tous les jours la vie, l’éternité et l’amour. Ainsi perdons-nous également l’âge qui semblait croître et pourtant diminue chaque jour. car le compte...
26 août 2015

POEME A ALAIN GERBAULT

POEME A ALAIN GERBAULT
Tu n'es pas fait de la même glaise que nous C'est un autre torrent qui brise tes genoux De quel monde inconnu tiens-tu ces belles hanches Ces colombes de sel qui nichent dans tes branches Ton pas n'a pas franchi le seuil de nos prisons Tu ignores le gel...
19 août 2015

BROCELIANDE...Extrait

BROCELIANDE...Extrait
Rien ne finit jamais comme on voit dans les livres Une mort un bonheur après quoi tout est dit Le paladin jamais la belle ne délivre Et du dernier baiser renaît la tragédie L'homme a le souffle court et pour peu qu'on le berce Le dimanche l'endort que...
17 août 2015

IMPUISSANCE

IMPUISSANCE
Je ne sais pas si je sais vivre. Plusieurs fois chaque jour je devrais arrêter L’instant qui se faufile et fuit, Et désespérément me cramponner à lui. Je devrais serrer sur mon cœur Les voluptés que j’ai conquises Contre les hommes et la bise, Sentir...
15 août 2015

L'INTERROGATEUR / EL INTERROGADOR

L'INTERROGATEUR / EL INTERROGADOR
Je ne questionne pas sur les gloires ni les neiges, je veux savoir où se retrouvent les hirondelles mortes, où vont les boîtes d’allumettes usées. Aussi grand que soit le monde il y a les ongles à couper, les effiloches, les enveloppes fatiguées, les...
10 août 2015

DESORDRE

DESORDRE
Se peut-il que les mains se fanent par les béances _ le désordre de toute chose ? Se peut-il que les rêves se froissent que les craquelures naissent de jours trop épais ? Elle savait les silences buissons broussailleux à peine traversés de vie elle disait...
EMMILA GITANA
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