Que peut contre la poésie tout ce fleuve de lave


Si dans le monde où nous sommes

Un chant fût-il éteint depuis longtemps

À un autre chant d’homme

Fût-il né dans mille ans

Correspond les oiseaux le savent

Et que peut contre les oiseaux

Transparents

L’hydre du temps

.

Moi l’envolée

J’ai perdu dans les airs la trace des oiseaux

Moi l’écoulée

En dormant j’ai perdu la voix des passeurs d’eau

Je suis le chant qui s’en va tout seul

Entre terre et ciel

.

 

ANNE PERRIER

.

 

4034022983_4c726269c8_b