EMMILA GITANA

mardi 3 août 2021

LA CLAQUE D'UN COLONEL


" Messieurs, je ne vous salue pas car un militaire ne salue jamais des criminels."
Colonel Jacques Amiot
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Besançon le 28 juillet 2021
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Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de la santé,
Quoi qu’il puisse m’en coûter je n’hésite pas à affirmer que vous êtes des criminels et j’associe à cette accusation tous ceux qui vous soutiennent dans votre funeste besogne : certains élus, journalistes, (je ne généralise pas).
Vos premiers crimes remontent au début de 2020 quand, par décret, vous avez refusé aux médecins généralistes la possibilité de soigner leurs patients sous des prétextes fallacieux. Depuis cette époque vous avez des dizaines de milliers de morts sur la conscience car beaucoup de nos concitoyens auraient pu être traités et sauvés.
Je vous défie de me prouver le contraire, car, partout dans le monde, des médicaments ont prouvé leur efficacité. Début 2020 on a aussi découvert que la Chloroquine, largement utilisée depuis plus de 70 ans notamment en Afrique, était mystérieusement devenue un produit dangereux.
Le seul but de cette décision totalement illogique et condamnable a été de pouvoir imposer un « vaccin » en tentant de justifier qu’il n’y avait pas d’autres solutions.
La vérité finira par éclater ; vous ne pourrez pas encore la cacher bien longtemps.
Depuis plus d’un an le général Delawarde fait des recherches minutieuses et publie des analyses approfondies par lesquelles il a démontré que les pays qui pratiquent les traitements précoces ont proportionnellement beaucoup moins de décès que la France ; bien tardivement l’Institut Pasteur vient d’ailleurs de confirmer l’intérêt de l’Ivermectine. Le général a également démontré que la « pandémie » était très largement surfaite et qu’elle pouvait être gérée de manière beaucoup moins destructrice. D’autres maladies sont beaucoup plus meurtrières mais on en parle très peu.
Vous êtes des criminels car, toujours en raison de ce refus de soins, les hôpitaux ont été engorgés, des opérations et des soins urgents ont été repoussés avec pour conséquences de nombreux décès ; sans parler de « l’assassinat » de personnes âgées par le Rivotril par manque de moyens en raison de votre incurie.
Vous êtes des criminels car, toujours pour cette raison, vous avez provoqué l’effondrement de l’économie avec pour conséquence un chômage de masse, des suicides…
Messieurs de l’exécutif je ne suis pas anti vaccin ; depuis des années, avec mon épouse, nous nous faisons vacciner contre la grippe et je ne critique pas ceux qui se font « vacciner » car c’est leur choix qui, souvent, a été largement provoqué par la propagande de médias aux ordres.
Il ne faut pas s’étonner de cette attitude de nombreux médias car beaucoup sont la propriété de ceux qui vous ont propulsé au pouvoir par effraction, avec l’aide efficace de la justice, qui a bien opportunément disqualifié monsieur Fillon.
Il est par contre monstrueux de vouloir injecter de force aux Français des produits, toujours en cours d’expérimentation et dont on ne connait absolument pas les effets notamment à moyen-long terme. Les Français, à vos yeux, ne sont rien d’autres que des cobayes soumis au bon vouloir de puissants laboratoires pharmaceutiques.
Manifestement vous accomplissez scrupuleusement la feuille de route prévue depuis longtemps par les mondialistes dont le seul souci est d’imposer un «vaccin » afin d’engranger des milliards de dollars.
Pour imposer cette feuille de route vous avez constamment menti aux français et gouverné par la peur, des cas, des hospitalisions, des décès largement surévalués.
Les mesures que vous avez décidées le 12 juillet sont le fruit de l’imagination de psychopathes tyranniques. Nous faisons partie des cinq pays du monde à être rentré dans une tyrannie plus que draconienne. Qu’est devenue la patrie des droits de l’homme ?
Par plusieurs lectures j’ai compris que pour imposer une gouvernance mondiale les mondialistes devaient préalablement éliminer les nations souveraines ; j’avais encore un léger doute mais je n’en ai plus.
Messieurs Klaus Schwab, Jacques Attali, Georges Soros, Bill Gates, Anthony Faucy, et beaucoup d’autres ne s’en cachent pas ; pour s’en convaincre il suffit de retrouver les déclarations et écrits de ces oligarques qui se prennent déjà pour les maitres du monde.
Avec eux vous participez donc activement à la destruction de la France, et actuellement vous nous préparez le coup du variant Delta, certainement pas plus létal que les précédents, de manière à soumettre encore un peu plus le peuple.
Le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’Etat démontrent que l’on ne peut rien attendre d’eux ; ils sont complices.
Nous avons bien compris que vous voulez culpabiliser les non « vaccinés » et, surtout, que votre principal but est de dresser les Français les uns contre les autres. J’espère qu’ils auront l’intelligence de ne pas tomber dans ce piège maléfique ; sans quoi tout peut arriver.
Pour moi il ne s’agit pas uniquement de liberté de choix mais, surtout, de préserver mon intégrité physique et celle de mes proches. Affirmer que les « vaccins » ne présentent pas de risques graves relève de la « voyance » et non de la science.
A vos places je ne serais pas tranquille car l’histoire a montré que les tyrans et leurs collaborateurs finissent en général très mal. Je comprends que des Français, peut- être naïfs et crédules pour certains, veuillent devenir députés (c’est une bonne place) ; je comprends que des journalistes veuillent préserver leur emploi, mais beaucoup devraient se méfier de ne pas trop collaborer avec un pouvoir devenu tyrannique car ils risquent d’en payer le prix fort. On surveille, on note.
Je ne vous salue pas car un militaire ne salue pas des criminels.
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dimanche 1 août 2021

JACOB DESVARIEUX ....HOMMAGE

 

Jacob Desvarieux, né le 21 Novembre 1955 à Paris et mort le 30 Juillet 2021 à Pointe-à-Pitre, est un chanteurmusicienarrangeur et producteur français. Il est l'un des cofondateurs du groupe de musique Kassav'.

 

 A l'époque du disco, Jacob Desvarieux rencontre Pierre-Édouard Décimus. Ensemble, ils fondent en 1979 le groupe antillais Kassav' et a largement contribué au développement et au rayonnement du groupe, au niveau international.

En 1999, il sort un album solo Euphrasine's Blues.

En 2003, il réalise avec Passi (et sa formation Bisso Na Bisso) une chanson sur l'album Dis l'heure 2 zouk. Les deux clips Laisse parler les gens et Ma rivale sont confiés à J.G Biggs.

Diabétique, Jacob Desvarieux avait bénéficié d'une greffe rénale, ce qui l'astreint à prendre à vie un traitement immunosuppresseur pour lutter contre le rejet de l'organe greffé. Ayant reçu trois injections de vaccin contre la Covid 19; il développe toutefois la maladie en juillet 2021. Il est hospitalisé au CHU de Pointe-à-Pitre où il est placé dans un coma artificiel afin que lui soient prodigués les soins nécessaires. Il meurt des suites de la Covid-19 le 30 juillet 2021 à l'âge de 65 ans.

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Jacob Desvarieux

Jacob Desvarieux

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Alerte

Il y a au bout du monde  une parole

Qui éclot dans la tendresse

Les mots appellent les mots par delà l’océan

Et répondent aux chercheurs de trésor

D’étranges magiciens maîtres des formules

S’emparent de la fleur ouverte des étoiles

Le monde s’arrondit au cercle de tes lèvres

Ton visage surgit comme l’éclair

Il est temps de respirer l’orage au fond de l’auberge

Il est temps d’apprivoiser les grains de la beauté

Les feuilles se taisent et s’enroulent comme des parchemins

Elles ont beau tirer la langue

La phrase s’envole à tire-d’aile d’un point à l’autre tel un papillon qui cherche la sortie

Le soir a peint sa calebasse de peintures d’amour

Je ne suis qu’un jardin suspendu

Qu’un bateau ivre

D’autres diraient un plain-chant

Une foule d’hommes à la recherche d’un seul cœur

Une foule d’hommes dans la vigne des mots

Et qui parle à haute voix par tes lèvres musiciennes

Je me souviens de la marche nuptiale

Des trois pierres sacrées sous le feu

Et du pain de l’alliance

Je me souviens des mots sur les toits

De la parole qui demande la route

Le langage s’est invité parmi un chant de noces

A mouillé l’ancre aux aisselles des îles

Et me voilà à l’autre bout des rives

Le train des mots attaché à tes mots

Je dis pour toi le voyage de toutes les Indes

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ERNEST PEPIN

" Il y a au bout du monde une parole "

Faugas/ Lamentin/Guadeloupe

01 Août 2011

 

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mercredi 28 juillet 2021

LES HEURES CLAIRES...Extrait II

Pour nous aimer des yeux,
Lavons nos deux regards de ceux
Que nous avons croisés, par milliers, dans la vie
Mauvaise et asservie.

L’aube est en fleur et en rosée
Et en lumière tamisée
Très douce ;
On croirait voir de molles plumes
D’argent et de soleil, à travers brumes,
Frôler et caresser, dans le jardin, les mousses.
Nos bleus et merveilleux étangs
Tremblent et s’animent d’or miroitant ;

Des vols émeraudés, sous les arbres, circulent ;
Et la clarté, hors des chemins, des clos, des haies,
Balaie
La cendre humide, où traîne encor le crépuscule.

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EMILE VERHAEREN

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Samira Aitelmaalam,

Oeuvre Samira Aitelmaalam

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LES HEURES CLAIRES...Extrait I

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Au clos de notre amour, l’été se continue:

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Des pétales pavoisent,

— Perles, émeraudes, turquoises —

L’uniforme sommeil des gazons verts ;

Nos étangs bleus luisent, couverts

Du baiser blanc des nénuphars de neige ;

Aux quinconces, nos groseilliers font des cortèges ;

Un insecte de prisme irrite un cœur de fleur ;

De merveilleux sous-bois se jaspent de lueurs ;

Et, comme des bulles légères, mille abeilles

Sur des grappes d’argent, vibrent, au long des treilles.

L’air est si beau qu’il paraît chatoyant ;

Sous les midis profonds et radiants,

On dirait qu’il remue en roses de lumière ;

Tandis qu’au loin, les routes coutumières,

Telles de lents gestes qui s’allongent vermeils,

À l’horizon nacré, montent vers le soleil.

Certes, la robe en diamants du bel été

Ne vêt aucun jardin d’aussi pure clarté ;

Et c’est la joie unique éclose en nos deux âmes

Qui reconnaît sa vie en ces bouquets de flammes.

Que tes yeux clairs, tes yeux d’été,

Me soient, sur terre,

Les images de la bonté.

 

 

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EMILE VERHAEREN

 

 

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Jack Barnosky

Jack Barnowski


 

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IL N'Y A PLUS DE PORTES

Il n’y a plus de portes dans les murs, plus de ponts sur les rivières. Entre les pour, les contre, les contre du pour et les pour du contre, nous prenons nos peurs pour des opinions, et nous nous rapetissons dans nos peines. Chacun pour soi, chacun chez soi, nous ne faisons plus que subir et nous débattre dans la tristesse de la séparation. Il est là, le vrai virus, caché dans cette cave du cœur où nous oublions notre commune humanité. Au delà de nos idées, de nos croyances, il est grand temps de revenir à ce qui nous fait semblables : La vie, la chaleur de la vie.
Nous ne sommes ni nos idées, ni nos croyances. Nous sommes beaucoup plus que cela. Nous sommes des êtres vivants peuplés de joies, de peines, d’émerveillements, de mémoire, de rêves et de cauchemars, d’élans et de désirs. Parlons donc de tout cela qui nous unit, c’est la meilleure façon d’éloigner ce qui nous sépare.
Tout au long de mon existence j’ai tenté de servir la vie. Je ne peux donc qu’essayer encore et vous dire mon sentiment. Le mauvais temps que nous traversons doit nous apprendre à grandir, à créer partout où nous le pouvons des oasis de fraternité plutôt que des champs de bataille. Je vous le dis parce que je sais qu’au fond nous en rêvons tous, et que nous n’avons pas d’autre choix que de cheminer vers nos rêves.
Je vous embrasse
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HENRI GOUGAUD
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tham125,

Photographie Thami Benkirane

https://benkiranet.aminus3.com/

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JE SAIS LE SEL

Je sais le sel…
Je sais le sel de ta peau sèche
depuis que l’été s’est fait hiver
de la chair au repos dans la sueur nocturne.
Je sais le sel du lait que nous avons bu
quand de nos bouches les lèvres se resserraient
et que notre cœur battait dans notre sexe.
Je sais le sel de tes cheveux noirs
ou blonds ou gris qui s’enroulent
dans ce sommeil aux reflets bleutés.
Je sais le sel qui reste dans mes mains
comme sur les plages reste le parfum
quand la marée descendue se retire.
Je sais le sel de ta bouche, le sel
de ta langue, le sel de tes seins,
et celui de ta taille quand elle se fait hanche.
Tout ce sel je sais qu’il n’est que de toi,
ou de moi en toi, ou de toi en moi,
poudre cristalline d’amants enlacés.
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JORGE DE SENA
Jorge Cândido de Sena  1919~1978
Peregrinatio ad loca infecta (1969), L’Escampette, 1993 / Traduit du portugais par Michelle Giudicelli
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Maher

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JEAN-FRANCOIS STEVENIN...HOMMAGE

 

Acteur à gueule, autodidacte, patriarche, chef de clan généreux, il réalisa trois films… et quels films : “Passe-montagne”, “Double messieurs”, “Mischka”. Jean-François Stévenin, personnage attachant et singulier, est mort ce mardi 27 juillet à 77 ans.

Jean-François Stévenin, mort le 27 juillet à 77 ans des suites d’une longue maladie, c’était avant tout une gueule : un mélange improbable de Jack Nicholson et de Bozo le clown, qui avait fait de lui un des seconds rôles les plus populaires du cinéma français, dans les films d’auteur les plus pointus comme dans les superproductions du type La Révolution française (1989) ou Le Pacte des loups (2001) – on le retrouvera le 20 octobre à l’affiche d’Illusions perdues, l’adaptation par Xavier Giannoli du roman de Balzac. Mais l’acteur autodidacte, patriarche débonnaire d’une lignée de comédiens (sa fille Salomé et ses trois fils Sagamore, Robinson et Pierre ont également attrapé le virus), était aussi, et surtout, un cinéaste singulier. Une sorte de John Cassavetes français, qui ne put tourner que trois films – mais quels films, d’une audace narrative et formelle rare…

 

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Fils d’une institutrice et d’un ingénieur des travaux publics, Jean-François Stévenin grandit dans le Jura, une campagne et une montagne qu’il filmera ensuite comme personne dans Passe-montagne (1978) et auxquelles il restera fidèle jusqu’à sa mort – il y possédait « une fermette remplie de courants d’air » qu’il appelait son « ranch ». Inscrit à HEC, il passe plus de temps dans les salles de cinéma qu’à étudier le commerce. Mais c’est lors d’un stage à Cuba que naît véritablement sa vocation : désœuvré, il profite de son temps libre pour suivre les cours de l’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographiques à La Havane et, grâce à un piston d’un cousin de Che Guevara, décroche un stage sur un tournage en pleine jungle.

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Son premier rôle marquant sera dans L’Argent de poche, de François Truffaut (1976), où son interprétation d’un instituteur si humain touche au cœur. Peu de temps après, il se lance dans l’aventure de sa première réalisation. Dans Passe-montagne (1978), un architecte tombe en panne de voiture en plein Jura et se lie d’amitié avec un garagiste bizarre qui va lui faire découvrir les mystères et les drôles de loustics du coin. Après cet étonnant western campagnard aussi concret que poétique suivra Double messieurs (1986), nouveau récit buissonnier, sur les hauteurs de Grenoble cette fois, où deux copains d’enfance (Stévenin lui-même et Yves Afonso) partent à la recherche de leur ancien souffre-douleur du temps des colonies de vacances.

Puis, après seize ans d’attente, Mischka (2002), un road-movie picaresque flirtant avec le fantastique social, où un papy abandonné sur une aire d’autoroute est pris en charge par un infirmier azimuté, une adolescente et une Gitane rockeuse. Ce film, aussi libre que les deux premiers, il l’a tourné en chef de clan, avec sa femme Claire et ses enfants Salomé et Robinson devant la caméra, et son équipe technique (monteuses, ingénieurs du son) invitée à passer six mois dans sa maison de Meudon (Hauts-de-Seine) transformée pour l’occasion en « camp de Gitans ».

 

Jean-François Stévenin a longtemps rêvé de porter à l’écran l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline. Le projet d’adapter D’un château l’autre et Nord ne put aboutir, mais lui permit de rencontrer Lucette Destouches, la veuve de l’écrivain qui deviendra sa voisine, son amie, sa « mère adoptive ». Dans les années 2010, il écrit pendant trois ans le scénario d’Une fée dans le rétro, « l’histoire d’un bruiteur de cinéma qui fait un voyage avec Lucette et qui rêvasse », dans laquelle il parvient à glisser des extraits de Nord. Son fils Robinson accepte de jouer le rôle principal, avant de renoncer. « Je pense que c’était trop lourd pour lui. Il n’a pas eu envie d’endosser la vie de son père ».

En 2020, le cinéaste Laurent Achard avait consacré un beau documentaire à son collègue, joliment intitulé Jean-François Stévenin, simple messieurs et diffusé à l’époque sur la chaîne Ciné+ Club. L’acteur-réalisateur y apparaissait comme on l’aimait, d’une humanité généreuse, bon vivant, cabotin juste comme il faut, jamais avare d’une anecdote ou d’une imitation (il était très fort pour reproduire les expressions et les mimiques de Godard ou de Johnny, son idole). Il s’exclamait aussi : « C’est pas une belle vie tout ça ? »

 

 

 

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lundi 26 juillet 2021

JE SUIS EN COLERE !!!

 
C'est honteux, oui il est honteux de penser qu'hier, nombreux étaient les corses et les français du continent, à ne pas savoir que des incendies gigantesques détruisaient l'île voisine de Sardaigne, île-soeur, à 20km à vol d'oiseau de Bunifazziu, autant dire à notre porte... Tous se doraient le derrière, sans aucun états d'âme... Pourquoi ? Parce que les médias nationaux - pour la plupart subventionnés grassement par l'Etat -, ont omis d'en parler, tous occupés à nous rabattre les oreilles d'une campagne pré-électorale effectuée par Don Perfecto ou Jupiter dans les îles françaises d'Océanie...
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Pourtant , nous sommes en Europe... Des villages rasés, des animaux sacrifiés, des agriculteurs qui ont tout perdu - fermes, et bêtes -, la nature grillée, une immense catastrophe humaine et écologique ...Le bilan seulement provisoire fait état de 20 000 hectares ! Quelques 7500 personnes engagées dans les opérations de secours, dont des membres de la police des forêts et de la Croix-Rouge, aidaient les personnes évacuées et celles en danger, ont indiqué les pompiers. Il est trop tôt pour évaluer l’importance des destructions causées par le sinistre...
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Qu'en penser ? Pendant ce temps les Marquisiens intronisaient " sa Seigneurie ", "Grand Chef qui marche et qui va loin "...- non , ce n'est pas une blague -. Dès sa descente d'avion, "Manu "a pris le chemin du petit cimetière de l'île surplombant le village d'Atuona afin de se recueillir, aux côtés de la maire de l'île , sur les tombes du peintre Paul Gauguin et du poète Jacques Brel, voisins pour l'éternité... Quelle hypocrisie que d'assister à ce genre de scène...Paul Gauguin comme Jacques Brel, révoltés et anti-conformistes comme ils étaient, auraient aujourd'hui, subi les volées de coups de matraques et respiré les gaz lacrymogènes de la soldatesque " en marche "...Et tout porte à croire que la couleur jaune, celle du soleil, leur était plus agréable que le bleu, blanc, rouge... L'or du soleil sous lequel ils ont préféré se faire inhumer....Mais soyons réalistes, les promesses et les valises pleines de ....ont eu raison des Marquisiens....Dieu que ces personnes ont la mémoire courte...! En 1842, le Français Aubert du Petit-Thouars prend possession de l’archipel, de force, qui est intégré aux Établissements français de l'Océanie. Dès cette époque, Du Petit-Thouars, ainsi que François Guizot, envisagent de créer là un lieu accueillant les condamnés à la peine de déportation, prévue pour les crimes politiques et qui servit de " bagne " durant quelques années...( sans parler des exactions des colons sur les populations locales ) ...
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C'est honteux, oui il est honteux de constater que de ces îles océaniennes, les discours et les paroles de Sa Seigneurie prennent des accents " ségrégationnistes " envers la bande "d'huluberlus " qui ne souhaitent pas se faire vacciner, cherchant ainsi à monter les francais les uns contre les autres ...Mais chut 🤫 , sa parole est d'or !!! Et l'or est JAUNE 😂😂😂...
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Nous voici encore et toujours revenus à Créon et Antigone.
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"Le totalitarisme accule à un choix, le non-choix devenant un choix par défaut : soit accepter de se faire avaler dans la pieuvre géante, en renonçant à son intimité et à tout ce qui constitue son individualité (le sacrifice total exigé par la paranoïa), soit déclarer sacré l’être humain en tant que régi, non pas par les nouvelles lois de la nouvelle normalité totalitaire, mais par des lois transcendantes et immuables (ne pas tuer, ne pas transgresser)."
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EMMILA
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dimanche 18 juillet 2021

AXION ESTI SUIVI DE L'ARBRE LUCIDE ET LA QUATORZIEME BEAUTE...Extrait


Les eaux joueuses

les traversées ombreuses

disent l’aube avec ses baisers

qui commence

horizon -

Et la sauvage colombe

fait vibrer un son dans sa caverne

bleu éveil dans le puits

du jour

soleil –

Le noroît offre la voile

à la mer

caresses de chevelure

pour ses rêves insouciants

rosée –

Vague dans la lumière

à nouveau donne renaissance aux yeux

Là où la vie cingle vers le large

Vie

vu du lointain –

 

 

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ODYSSEAS ELYTIS

 

 

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nolde2

 Oeuvre Emile Nolde

FLEURS DU SAHEL...Extrait

Gorée

Je ne puis visiter tes cachots
Où se terre l'image
De la dégradation humaine
Ni voir tes chaînes
Qui vibrent encore du courage résigné
De ces guerriers
Aux mains calleuses
Qui ont pétri le roc de leur destin
Ni sentir l'odeur putride
De leur rancune accumulée sur tes murs
Ni mesurer le regret
Qui rongeait leur cœur
Tuméfié de projets avortés
Que n'aurais-je dû poursuivre
Les galères qui emportaient les esclaves
Amputés aux rêves brisés
Sur les galets ! À Gorée !

C'était un soir, il y a si longtemps
Un soir de lune
Brusquement Gorée s'éloignait
Je le sentais de la cale
Où nous étions entassés
Et j'ai vogué...
J'ai vogué vers des horizons
De ténèbre et de souffrance
J'ai mordu la poussière
De routes inconnues
Mon sang, sève d'innocence
S'est mêlé à l'eau boueuse des rizières
Ma sueur a humecté le sol

Et baigné la nuit
Et mon cœur calciné de résignation
A forcé mes yeux des siècles durant
À retenir au fond d'eux-mêmes
La pluie du désespoir
Et le chant éclata de ma poitrine.
J'ai chanté ma complainte de déraciné
Avec mes frères infortunés
Et l'avenir où des lambeaux de rêves
Voltigeaient aux vents de mes regrets
M'écrasait la nuque d'une fatalité absurde.

Mais j'ai relevé la tête
Pour crier ma vérité aux hommes
Aux hommes blancs
Aux hommes rouges
Aux hommes jaunes
N'y-a-t-il pas des hommes bleus ?
Bleu comme l'espoir
Bleu couleur de ciel
Des hommes de cœur et de justice
De la justice juste
Sans race et sans continent ?

Je suis en tous points
Semblable à mon frère
Le soleil de mon Dieu
Est un soleil pour tous
Les vertus de mon Dieu
Sont en toute créature
Pourquoi voulez-vous
M'enlever ma semence ?
Laissez-moi sortir de terre
Bourgeonner et fleurir
Que mes fruits éclatés
Nourrissent la faim du monde
Laisser-moi m'ouvrir
Au souffle des quatre vents
Car ma robe noire
Est une robe de fête.
...

 

 

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FATOU NDIAYE SOW

In Poètes d'Afrique et des Antilles

© éditions de La Table Ronde 2002, p.p.461/462/463

 

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ousmane-sow-

Oeuvre Ousmane Sow

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ousmane_Sow