EMMILA GITANA

dimanche 26 janvier 2020

EMMANUEL DJOB - GEORGIA ON MY MIND

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samedi 25 janvier 2020

LUCIE PETIT...Extrait

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Parfois le soir on a le cœur à la brume

les roses sont couchées

l’absence ne sent rien

il y a trop de sable derrière les portes


on cherche dans les armoires des bras qui se referment

on ne trouve que des manches flottantes

c’est le froid qui pénètre jusque dans la musique qui pleure


alors on se blottit sous la couverture d’un livre

on part dans les paysages d’un autre

dans un autre voyage

ces mots tièdes essaiment germent dans les sillons anciens du bonheur

on se retrouve dans l’entêtement d’un regain un peu plus au Sud

 

 refuge

 

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LUCIE PETIT

 

 

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marcel rieder 3,

Oeuvre Marcel Rieder 

 

 

 

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LUCIE PETIT...Extrait

Le linge abandonné sur le piano boude dans ses plis.
La partition boit son odeur fraîche d’eau et de savon.
Les notes, soudain réveillées, s’envolent,
se posent sur le fil tendu au jardin et donnent
une leçon de musique aux fourmis.

Dans ce tohu-bohu, le chat soupire, la mère console,
et le temps, inconscient, fuit comme un fou
emportant dans sa hâte un pétale de rose.

 

 

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LUCIE PETIT

 

 

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PIANO2

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PARTIR

Il prend son baluchon, un bonnet de vent et des mots en écharpe.

au fond de sa poche, une bille, un parfum, une ivresse
et la douceur fanée d’une joue de grand-mère.

 

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LUCIE PETIT

 

 

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PETIT2

 

 

 

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LA LETTRE DU SIXIEME SENS

Ma lettre portée par ellipse
a demandé aux mots
toutes voiles fermées
de prendre le poids de l’oiseau
en plein vol
de rendre rapport d’écriture
et de déraison
de mélodie d’extravagance
Même en me trompant de parcours
mêlant la longue syncope des arcs-en-ciel
aux phrases séquestrées des réverbères
je n’ai toujours eu qu’un seul galop
la phrase mutilée
l’ordre des vertébrés
Celui qui crie trop fort
n’entend pas l’orage déchiré de ta bouche
dans ma vie qui se défait et se refait
comme une chevelure
Celui qui ne crie pas assez
n’entend pas la voix du silence
c’est à mourir de rire!
les hommes n’ont plus de couilles
mais des légendes
des blessures miaulantes
J’ai remis vois-tu
mon vêtement de marginalité
Je vais encore dans le sens des miroirs
Le temps que j’habite n’a pas de portes.
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GOERGES CASTERA
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quatr

 

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POUR LA ENIEME FOIS...Extrait

A Port-au-Prince

Je déplace encore les mots

à ma guise

mais les maisons sont trop lourdes

à porter

aucun miroir phraseur

pour nous informer

seul les trottoirs

nous disent ironiquement :

maisons sans amants

maisons sans enfants

maisons larmoyantes

descellées

esseulées

vides

 

A chaque famille

Sa ration de morts

Partout s’imposent  les murs

Plus intimement

Dans notre vie

Sans bonjour

Sans sommation

 

 

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GEORGES CASTERA

 

 

 

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HaitiWeb

 

Haiti 

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L'ENCRE EST MA DEMEURE...Extraits

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Je sortais quelquefois de la blessure

ouverte de la mer

telle la dernière minute de ton regard

vers les paroles invisibles

qu’on ne peut toucher du doigt

matière tambourinante des rêves

dont les notes sont de grandes cages

d’oiseaux

où toutes nos mémoires

sont sur la plus haute tige



dans le silence mal ponctué

la première porte qui s’ouvre

c’est ton corps

embué dans sa déclivité interminable.

...

 

le peu de temps qui nous reste


à lécher les songes

penche

dans la nuit des mots

avec rafales d’yeux entre les branches



la mer insuffle la peur

le peu de temps qui nous reste

à lécher les songes

penche

dans la nuit des mots

avec rafales d’yeux entre les branches

 

la mer insuffle la peur

de parler aux rames

 

parfois

tes yeux sont introuvables


de parler aux rames



parfois

tes yeux sont introuvables

 

 

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GEORGES CASTERA

 

 

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shadow-of-a-palm-background

 

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vendredi 24 janvier 2020

JEAN DIHARSCE... Extrait

Le temps qu'il reste à faire simple.

Tout ce qu'on aime à faire seul,
bien mieux le faire,
aussi,
en se tenant,
et puis aimer portes ouvertes,
faire de l'air,
laisser le vent
respirer.

Marcher longtemps au bord des eaux,
aller plus loin,
mettre les îles en capuchon,
ouvrir les yeux.
Partir au ciel où il fait bleu,
prêter un livre,
faire musiques
dire merci

Longer du doigt les cicatrices,
se caresser.

S'accompagner,
faire du temps un avantage.

Et se dormir au creux des bras s'il fait envie ou bien besoin.

Se serrer doux.
En tendre, en fort.

Tenir la main.

 

 

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© JEAN DIHARSCE

 

 

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julia zanes2

Oeuvre Julia Zanes 

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ZIAD MEDOUKH... LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT EMMANUEL MACRON

Monsieur le Président,

 



Je vous adresse cette lettre, non pas en tant que professeur de français au Département de français à l'université de Gaza - un département créé avec le concours du Consulat de France à Jérusalem, et soutenu par des associations francophones - ni en tant que chercheur universitaire ou bien encore comme écrivain, poète d'expression française ; je vous écris en tant que simple citoyen palestinien qui vit le blocus, la souffrance et l'horreur dans cette prison à ciel ouvert de Gaza.

Je suis un Palestinien francophone qui développe l'enseignement du français dans la bande de Gaza en dépit de toutes les difficultés, et cela en coopération avec le Consulat Général de France à Jérusalem, un consulat très actif en faveur la francophonie dans les Territoires palestiniens. Mais un Palestinien souvent bloqué dans sa ville et empêché de sortir de sa cage pour participer à des conférences et colloques universitaires dans des pays francophones à cause du blocus impitoyable et des fermetures des frontières qui relient la bande de Gaza à l'extérieur.

Je suis un Palestinien qui garde espoir d'un lendemain meilleur, un lendemain de paix et de justice, et qui a décidé de rester très attaché à son pays et à sa ville natale, aux côtés de ces jeunes et ces enfants afin de les soutenir et de leur remonter le moral dans le contexte très difficile de Gaza.

Je suis un Palestinien qui a décidé de résister contre les mesures atroces de l'occupation par l'éducation et par l'enseignement de cette si belle langue, le français.

 

Je suis un Palestinien très attaché aux principes de démocratie, de liberté et des droits de l'Homme, principes inspirés de la Révolution française.

Je suis un Palestinien qui espère beaucoup en la France, un pays qui partage avec la Palestine une somme de valeurs ; un pays très apprécié par les Palestiniens, qui essaye toujours de développer des relations politiques, économiques, culturelles, et éducatives avec les Palestiniens.

Les Palestiniens comptent beaucoup sur la France et sur l'Europe pour relancer le processus de paix en plein échec, à l'agonie plus exactement. Un processus de paix commencé à Oslo en 1993, alors que 27 ans après les Palestiniens n'ont rien obtenu, bien au contraire puisqu'ils voient leurs terres volées et colonisées jour après jour.


Je vous écris cette lettre au nom des enfants de Gaza qui sont privés de leurs loisirs et de la simple joie, des enfants qui apprennent dans des écoles et des classes détruites par les différentes agressions israéliennes. Même leurs rares centres culturels sont quasiment tous détruits suite à des bombardements israéliens.

Je vous adresse cette lettre au nom des jeunes palestiniens qui ont entre 20 et 25 ans et qui n'ont jamais quitté leur ville ; des jeunes désespérés et qui souffrent du chômage, du blocus, et de l'absence de perspectives pour l'avenir.

Je vous envoie cette lettre au nom de ces familles palestiniennes en Cisjordanie qui souffrent de la colonisation, du mur de l'apartheid, des check-points de l'armée de l'occupation et qui, malgré tout cela, envoient leurs enfants à l'école.
Je vous adresse cette lettre au nom des mères des enfants et des jeunes palestiniens tués tous les jours en Cisjordanie et dans la bande de Gaza par les tirs de l'armée israélienne ; au nom des mères qui ne trouvent personne pour effacer leurs larmes ou clamer leur colère.

72 ans après la décision de l'ONU, nous sommes encore et toujours occupés, humiliés et privés de nos droits. Le temps n'est-il pas venu, Monsieur le Président, d'instaurer la justice dans notre région ?

Nous sommes en 2020. Le temps n'est-il pas venu pour que la France prenne une décision courageuse pour dire non à l'injustice, à l'oppression, et pour mettre fin à l'occupation ?

Aidez-nous, Monsieur le Président, par une décision courageuse, qui va sans doute encourager d'autres pays européens qui bougent sur ce sujet, à reconnaître notre Etat afin d'aider à mettre fin à la souffrance de toute une population civile et à réaliser les espérances et les revendications de tout un peuple.

Nous demandons un geste politique fort et utile à la France : nous lui demandons la reconnaissance de l'Etat de la Palestine. Nous demandons de la France une décision pour la justice car nous croyons qu'elle a une voie singulière à exprimer dans notre région.

Nous sommes pour une paix juste et durable, une paix qui passera avant tout par l'application des décisions internationales et par la création d'un Etat palestinien libre et indépendant.

Vive la France !

Vive la Palestine !

Vive les relations franco-palestiniennes !

Veillez accepter, Monsieur le Président, mes meilleures salutations distinguées de Gaza la vie.
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ZIAD MEDOUKH
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Ziad Medoukh
Ziad Medoukh est un professeur de français, écrivain et poète palestinien d’expression française. Titulaire d’un doctorat en sciences du langage de l’Université de Paris VIII, il est responsable du département de français de l’Université al-Aqsa de Gaza et coordinateur du Centre de la paix de cette université. Il est l’auteur de nombreuses publications concernant la Palestine, et la bande de Gaza en particulier, ainsi que la non-violence comme forme de résistance. Il a notamment publié en 2012 Gaza, Terre des oubliés, Terre des vivants, un recueil de poésies sur sa ville natale et son amour de la patrie. Ziad Medoukh a été fait chevalier de l’ordre des Palmes académiques de la République française en 2011. Il est le premier citoyen palestinien à obtenir cette distinction. En 2014, Ziad Medoukh a été nommé ambassadeur par le Cercle universel des ambassadeurs de la paix. Il a remporté le premier prix du concours Europoésie en 2014 et le prix de la poésie francophone pour ses œuvres poétiques en 2015.
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PALESTINA

jeudi 23 janvier 2020

BROTHERS OF STRING - MATHIAS DUPLESSY

Mathias Duplessy revisite " Dire Straits " ... Brothers in arms...

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