EMMILA GITANA

samedi 28 janvier 2023

CHRISTINA ROSMINI - LA LOUVE ( Tirée de l'album INTI )

Je suis heureuse de vous présenter le clip de la chanson LA LOUVE, 1er single extrait de mon nouvel album INTI !!!
La louve c’est le 1er clip d’un triptyque sur les trois éléments suivants :
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La Terre
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L’eau
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Le feu
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C’est un peu l'esprit de « Femmes qui courent avec les loups », de la conteuse et psychanalyste Clarissa Pinkola Estés, qui a soufflé sur ce titre et lui a donné vie.
Cette Louve, en effet, n’est autre que notre nature sauvage, celle qui nous relie à nos ancêtres, à notre enfance, à notre intuition, à notre créativité. Elle est cette folie salutaire, que nous portons tous en nous, qui peut nous permettre de toucher les étoiles si on la laisse nous guider, mais nous dévorera si on tente de l’étouffer.
La chanson, La Louve, a pris naissance près des montagnes québécoises, puis a continué à grandir face aux forêts des Alpes pour trouver sa forme ultime sous les grands arbres de Vaison-la-Romaine.
Elle est l’âme de cet album, et aurait bien pu donner son nom… si le Dieu du Soleil* s’en était pas mêlé! (Inti)
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CHRISTINA ROSMINI
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Un immense bravo et un très grand merci à lui!
Distribution : L'AUTRE DISTRIBUTION
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mardi 24 janvier 2023

LE RENEGAT

Mon frère aux dents qui brillent sous le compliment hypocrite
Mon frère aux lunettes d’or
Sur tes yeux rendus bleus par la parole du Maître
Mon pauvre frère au smoking à revers de soie
Piaillant et susurrant et plastronnant dans les salons de la condescendance
Tu nous fais pitié
Le soleil de ton pays n’est plus qu’une ombre
Sur ton front serein de civilisé
Et la case de ta grand-mère
Fait rougir un visage blanchi par les années d’humiliation et de Mea Culpa
Mais lorsque repu de mots sonores et vides
Comme la caisse qui surmonte tes épaules
Tu fouleras la terre amère et rouge d’Afrique
Ces mots angoissés rythmeront alors ta marche inquiète :
Je me sens seul si seul ici !
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DAVID DIOP
Présence Africaine Editions, 2002
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emmanuel-macron-et-l-afrique-des-ambition

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lundi 23 janvier 2023

LES MILLE VISAGES D'UNE SEULE VIE (1)

 
Nous portons à l’intérieur une infinité de visages. Selon l’âge, selon le décor, selon un des rôles de l’amour. Que ce soit dans le pli de l’âme, que ce soit en extérieur. Hommes et femmes tendus sur la même toile du peintre. Représentés et changeants. Le visage est une pierre. Le visage est un arbre ou la tension d’un paysage. La parole de l’amour est crue, elle emporte les digues. La rivière revient dans son lit mais les amoureux sont changés. La jeune femme se tient dans un jardin, au printemps, elle est entourée par la noce tardive d’un couple. Une femme, plus âgée, lui sourit, elles échangent quelques mots. Elles sont irrémédiablement traversées par le bonheur. Celui qui ne se projette pas. Celui qui repose dans l’instant. Celui qui arrête le temps. À différents moments de la vie la parole nous précède, elle est parfois maladroite, elle nous sauve ou nous condamne. Ce visage que tu vas porter tout à l’heure est différent de celui de ce matin où la journée hésitait encore dans son infidélité aux lumières. Le matin, tout est inconstant, non formé, le souci hésite entre deux incarnations et puis l’espoir peu à peu se constitue dans la tâche de vivre. Le visage que tu portes dans l’amour, attentif aux paroles de la bien-aimée, au silence clément de ses respirations. Oui, l’amour est un souffle qui a le destin de tous les souffles. La genèse, le récit, les paradis évoqués, la légèreté ou la gravité des corps. Bien souvent il nous faut vivre et porter le visage de ceux que nous avons aimés. Parfois ils ont disparu, ils nous ont précédés. Parfois nous les rencontrons dans ces nouvelles vies du temps. Nous les aimons, c’est sûr, même métamorphosés dans un autre rôle, le visage de l’amour vit dans les sept mémoires.
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© Patrick Chemin
Le 23 janvier 2023
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dimanche 22 janvier 2023

BLEU KLEIN

Lorsque je pense au bleu de la mer, je redécouvre l'exception, l'entité unique, " Scandula " et ses préciosités minérales !  Comme, un ailleurs, un perpétuel voyage, un prélude, un " Pélérinage aux Sources "  !

Scandula circonscrit  une immense caldeira littorale et insulaire ;  Terre de feu profondemment découpée et enchassée. Vertiginineuses calanques, falaises porphyroïdes où  percées et trouées  se succèdent. Le domaine est  gardé par quelques mystérieuses paréidolies lithiques. Regard, présence, résonnance bleu klein ... La Mer et la Terre ne s'épousent - elles pas sous le faisceau de la Lumière ? 

Aux  ocres  que  la terre bouleversée décline, - Comme une contrée d'exoplanète rouge,  travaillée et forgée  en une seule nuit de légende -,  qui se détachent  sur l'un des plus beaux parvis cobalt de la Grande Bleue. Il est tout aussi vrai que cette ivresse Scandula, ce bleu insigne ceignant  la réserve renommée,  rehausse les tons d'un tumulte, d'un dévalement   de roches ignées à tout jamais figé.

  Les accords, les abrupts,   que rehaussent orgues basaltiques et tombants ryolithiques, subjuguent   les sens, ravissent le vols des grands oiseaux marins.  Solennelles beautés des origines dont l'on se doit de porter haut et fort les singularités cosmiques,  les  sublimités, l'expression, l'émotion d'un infini respect envers Gaïa.

Immersion au centre de la Terre qui eût comblé  les océans hypothétiques et pourtant  imaginés par Jules VERNES il y a plus de deux siècles. Quintessence de l'aventure !

Au bleu  marine, souverainement   minéral qui désormais porte son nom et rehausse la palette du grand Expressionniste...

" Bleu Scandola " - Scandula - dit - on communément ! Une clarté d'ondes absolument unique, satinée, moirée, diaprée, fidèle aux indigos  pigmentés  d'embruns de l'arc - en - ciel, de nos  aurorales  et vespérales transparences.

Soupçonne - t - on un instant l'existence, les féeriques radiations fulgurant ainsi  les tombants, les pitons  de laves refroidies par les eaux. Cette mer bleu klein parfois houleuse et au-dessus de  laquelle les ciels déploient de fascinants dais, les douceurs ouatinées de la brume estivale qui en révèle chaque matin, le soir, les secrets ?  

Ainsi et au Grand Bleu qui se prète à toutes les métamorphoses. Autant d'égarements qui reviennent  comme par magie. Soudaineté, fugacité, ténacité d'un univers sans fond que le jour et le soleil égarent et parent. Paradis subliminaux que solfie aussi  un  Blues renversant, autant de nuances et de sentiments ! 

Quels pouvoirs, quelles emprises  détient l'onde bleue sur l'âme ? En serait -elle pareillement  cernée ? La chante - on à l'orée du Blues  ? 

Et la mer et  l'océan, le jour et la nuit,  inlassablemement  composent, dissolvent, confèrent à chaque pan d'azur comme une haute vire tournée vers l'éternité. A la fois palpable, insaisissable, fruit de la lumière et de l'opacité, tantôt  vague dense  tantôt diaphanéité, évanescence, sans limite ni détour, le bleu est fluxion, fluidité, mystérieuse scansion, philharmonie des grands espaces peuplés de nuages, d'étoiles, de dunes et de lames safres.

Je sais la mer, l'océan, leurs ciels sans nombre qui vont et déclinent  l'infiniment bleu, leurs camaïeux, jusqu'à la nuit obscure, sélène  et constellée.

 

Et lorsque les vents et la houle me sont favorables, délinéent un trait de côtes  sublime à l'instar du moutonnement des montagnes et des cimes, leurs cieux de limbes vêtus de bleu accompagnent  mes pensées  solitaires sur les flots :  pers, turquins, safres, imaginaires ...

Les fonds s'invitent. Aux ciels comme à la mer, les profondeurs livrent les dernières touches d'un délire tonique. Bleu et blanc fusionnent. Envoûtant  tableau, élixir de jeunesse. L'écume des rouleaux ose sans faillir parsemer le ciel  ici - bas de blanches et pétillantes ocelles. Et la mer ultramarine raconte les saines dérives que l'on doit aux songes comme aux rêves...

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CRISTIAN GEORGES CAMPAGNAC

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scandula

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scandula

DANIELE MAOUDJ...Extrait

Sous un ciel las de porter tant de chagrin
Le soleil absent prend congé
Et fait escale
Au lointain de contrées
Où un possible à vivre farde les utopies
Dans l'attente de jours tremblés de tendresse
Les montagnes glacées abritent
Les pétales secrètes d'amour évanouies
Dans le lit des vallées de nuit
Le frisson des étoiles en habit de fête
Célèbre les fiançailles de la vie
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DANIELE MAOUDJ
Le 21 janvier 2023
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MONTAGNE CORSE

Bavedda

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vendredi 20 janvier 2023

SAINTE RONDE

 
Sainte ronde des harmonies féeriques
où l'âme est l'esprit du souffle
et se rejoignent les horizons clandestins
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je prie l'absence de ma bien-aimée
durant mes nuits de douleur aiguë
je te cherchais sur le toit de ma perfusion
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je serrais le poing tel un soldat à terre
j'escaladais les crêtes de mes paupières
pour garder ton visage en veille
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tu venais à l'heure où l'angoisse se déchaîne
tu t'agenouillais faisant tomber les chaînes
de ma peur mon supplice ma déchirure ma détresse ...
mon vertige n'était pas une ivresse mais un acte de suprême lucidité
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mon amour j'avais mal de trop aimer mon pays
je me rends compte que cette Algérie que je n'ai jamais quittée
je l'ai réellement découverte dans l'immigration
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mon pays c'est les frontières de tes sourcils
le tempérament affranchi de ton regard
et la pudeur résistante de ton sein
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je te dis les tribulations de mes organes
traversés par la géhenne de la déshumanisation
j'ai enduré la colère de mon corps si fragile et fort à la fois
j'ai traîné mon sang à même le sol glacial
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mon amour comment te décrire la forme du courage
celui d'aimer sans contre partie ni contredire
la destinée
mais faire allégeance à la servitude est la caution même de la trahison
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comment te dire merci alors que les blancs hivernaux t'ont bénie
les étoiles éclairent les ruelles savantes de ta pensée
le ciel t'observe t'offrant sa protection
et moi je t'aime sans raison
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KAMEL YAHIAOUI
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Dessin Kamel Yahiaoui
" Les frontières de tes sourcils "

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jeudi 19 janvier 2023

HENRI SALVADOR - PETITE FLEUR

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lundi 16 janvier 2023

GINA ....

lollobrigida2-

 

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vendredi 13 janvier 2023

QU'UN SEUL INSTANT DE RÊVE...

 

Comme une vaste toile de maître 

fait aux ciels miroirs

Magie du verre soufflé

Tout  nait  accords  cristallins 

    Et la lyre est profonde 

aux doigts  du Musicien

  

Matin des Magiciens

qu'un brin  de folie  

guide et anime 

J'ai dans le coeur 

de féeriques esquisses    un plain - champ

fleuri de souvenirs

Harmoniques d'un azur océanique

 

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cris rêve2

 

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Un seul instant de rêve

à ciels ouverts 

et de vagues  tourmalines

dévoile l'insigne blancheur 

de l'hiver 

que paraphent  nos solsticiales virées  

 

La monodie du  vent

le trille du goéland

suspendent de concert  le vol écumeux 

des anges ailés

l'aura des brisants 

qui brasillent  au Ponant

 

Le Peintre de la Lumière   la  Grande Mer

composent  

Tant de  mondes 

ne me sont  révélés 

qu'au prix du Solo

Légendes de nous

enfin réunis

 

 Quel    Souffleur de verre 

ouvrage ainsi  aux rivages 

l'infinité sculpturale

des vagues 

que les îles happent  et transcendent

dans les clartés du couchant  du levant

 

J'ai dans ma souvenance

qui  lointainement  remonte 

une élégie antique  à la beauté îlienne

quelque Opéra Sauvage 

à nul autre  pareil 

dont je suis    infime et sublime  partition

 

A l'instant  qui est au Tout 

ce que la goutte d'eau voue  à l'Océan

ce que le grain de sable offre  aux déserts

à la multitude des étoiles 

Que je me  rende et m'abandonne

à mes  deux Ciels

à ces soupçons d'éternité 

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CRISTIAN-GEORGES CAMPAGNAC

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ANTOINE DE TYSSANDIER geodesie2

Ouevre Antoine de Tyssandier

https://www.antoinedetyssandier.com/

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JE SUIS LA FRONTIERE

Je suis la frontière
Perdu dans l'opium des craquelures de l'absence,
je dérive dans les parenthèses du moi.
Je suis la frontière de mon nom,
j'arrime les vieilles palpitations de la Question,
je me cherche dans l'oblique des transparences,
je respire jusqu'aux déchirures du rire.
Des clowns se noient dans le jardin des larmes
là où, dans les eaux croupies, Monet faisait ses emplettes,
l'ombre du vacarme est un oubli qui m'efface.
Au crépuscule, pas besoin d'amulette, là-bas une gifle me réveillera,
mais l'instant court,
les mots coagulent, se désagrègent,
se font bruit, clameur, débordent.
J'ai peur des phrases brusquées, des onomatopées de la déraison,
le cri est noir,
s'y agitent les lieux communs d'un patrimoine cosmique.
Je viens du futur,
la mort, le bonheur, le futur, c'est où ?
Autour de moi la vie est une feuille d'automne
ciselée par les ailes d'un vent qui l'emporte.
L'errance des mots plein ciel, des gazouillis d'enfance,
enfonce des chemins de frayeurs tracées,
j'écris mes cicatrices et le doute
sur la peau, parchemin en quête d'avenir.
Les rides se maquillent et le rire cabre ses larmes,
j'avance à reculons dans le brouhaha,
je suis d'ailleurs,
je suis la frontière du vent, de la pluie, d'autrui.
Chacun porte sa douleur,
l'amour est une douceur,
vivre est un programme.
Aller plus loin, aller plus loin, aller plus loin,
écrire, écrire, écrire,
et dire l'amour, la joie, l'espérance.
La musique dépassera l'hiver.
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JEAN-MICHEL SANANES
12/01/23
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