vendredi 21 décembre 2018

POEMES....Extrait

La mer en fleurs et les montagnes au décroît de la lune ;La grande pierre près des figuiers de Barbarie et des asphodèles ;La cruche qui ne voulait pas tarir à la fin du jour ;Et le lit clos près des cyprès et tes cheveuxD'or : les étoiles du Cygne et cette étoile, Aldebaran. J'ai maintenu ma vie, j'ai maintenu ma vie en voyageantParmi les arbres jaunes, selon les pentes de la pluieSur des versants silencieux, surchargés de feuilles de hêtre.Pas un seul feu sur les sommets. Le soir tombe.J'ai maintenu ma vie. Dans ta main gauche,... [Lire la suite]

mardi 5 janvier 2016

RAINER MARIA RILKE

Et ta chevelure qui d'un coup s'est défaite,à ce vent inconnu reprends-la, -attache-nous à ce bouleau tout procheavec ce lien le temps d'un baiser.Et puis : aucune volonté proprene viendra mouvoir nos membres.Cela qui fait bouger les branches,à quoi pensent les forêts,nous fera ondoyer au gré du vent.Être sans dessein autant qu'il est possible,telle est notre aspiration d'humains ;Apprenons toi et moi la leçon de la rose :ce que tu es et ce que je suis. .   RAINER MARIA RILKE Berlin, février 1898   .   Oeuvre... [Lire la suite]
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mercredi 16 décembre 2015

POEME A LA NUIT...Extrait

Le rêve est la traîne de brocart qui tombe de tes épaules le rêve est un arbre, un éclat fugitif, un bruit de voix -; un sentiment qui en toi commence et s’achève est rêve ; un animal qui te regarde dans les yeux est rêve ; un ange qui jouit de toi est rêve. Rêve est le mot qui d’une douce chute tombe dans ton sentiment comme un pétale qui s’accroche à ta chevelure : lumineux, confus et las -, lèves-tu seulement les mains : c’est encore le rêve qui vient, et il y vient comme tombe une balle -; tout, ou presque, rêve -, et toi, tu... [Lire la suite]
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lundi 20 octobre 2014

SOUS LA CHEVELURE

Sous la chevelure avance un long corps d’étoile nu comme un lac, et fendu comme un arbre Sous la foudre froide, un lait d’or figé, où boit un serpent rouge et prisonnier. Double faux des cuisses dans l’herbe nocturne, éclat des aciers, noués d’une fleur. Ô marche odorante d’une claire armure l’ouragan s’arrête au porche des jambes. Quel est ce rosier qui a deux racines, et si peu de feuilles sur l’éclat des roses. Si la nuit expire, la couleur de l’aube aura son miroir, Ô corps solitaire, que baise la nuit d’un baiser sans... [Lire la suite]
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mardi 25 septembre 2012

LA PORTE DE CORDOUE...Extrait

Henné de mes doigts où hurle ta chevelure, quand tu ôtes au sommeil des vents tranquilles - ou que tu écoutes dans la profusion brillante des amandes - ou que tu traces entre mes bras trois visages singuliers - ou que tu engages un rivage dissipé de désirs - ou que ton nom poursuit mon histoire - ou que notre étreinte fait vendange dans le partage - délice - crainte et - cendres. . GERARD DE CORTANZE . Oeuvre Léon Comerre    
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