mardi 4 décembre 2007

MADRID 1936

    Madrid seule et solennelle, Juillet t'avait surprise avec ta joie  De rayon de miel pauvre ; claire était ta rue,  Clairs étaient tes songes.      Un hoquet noir  De généraux, une vagueDe soutanes rageuses  Rompit entre tes genoux  Ses eaux boueuses et leurs ruisseaux de fange.  Les yeux encore tout meurtris de sommeil,  Avec un vieux fusil et des pierres, Madrid,  Récemment blessée,  Tu te défendis. Tu courais  Dans les rues  Laissant les traces... [Lire la suite]
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mardi 4 décembre 2007

LA VIDA

  ¿ La vida ?Decidme cómo es un árbol.Decidme el canto de un río,cuando se cubre de pájaros.Habladme del mar. Habladmedel olor ancho del campo.De las estrellas. Del aire.Recitadme un horizontesin cerradura y sin llavescomo la choza de un pobre.Decidme cómo es el besode una mujer. Dadme el nombredel amor: no lo recuerdo.¿Aún las noches se perfumande enamorados con tiemblosde pasión bajo la luna?¿O sólo queda esta fosa,la luz de una sepulturay la canción de mis losas?Veintidós años... ya olvidola dimensión de las cosas,su color,... [Lire la suite]
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mardi 4 décembre 2007

MI CASA Y MI CORAZON

  Si salgo un día a la vidami casa no tendrá llaves :abierta siempre a los hombres,al sol y al aire.Que entren la noche y el día.Y la lluvia azul. La tarde.El rojo pan de la aurora.El campo: sus verdes mástiles.Que la amistad no detengasus pasos en mis umbrales.Ni la golondrina, el vuelo.Ni el amor, sus labios. Nadie.La casa y el corazónnunca cerrados: que pasenlos pájaros, los amigos,el sol y el aire.   . . . MARCOS ANA . .  .
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dimanche 2 décembre 2007

A PROPOS DU LIBAN...

J’aimais, de l’air de cette patrie, le partage entre la terre et la mer, l’âcre parfum de chèvre fiancé non pas subtilement, mais rustiquement, ou mieux : antiquement, à cette invisible vague cruellement alguée issue des remous de la très physique mer. Ô pays sous les pommes et les pêches et les raisins et le charbon dans l’œil de tes femmes, en instance d’étincelle ! Vos yeux, filles de cet ici-là, provocateurs comme des seins sous le lin apparus, vos yeux, eux aussi, de chèvre et de sel … " . . .   SALAH STETIE . . . ... [Lire la suite]
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dimanche 2 décembre 2007

ROMAIN GARY...

Lorsqu'on a aimé une femme de tous ses yeux, de tous ses matins, de toutes les forêts, champs, sources et oiseaux, on sait qu'on ne l'a pas encore aimée assez et que le monde n'est qu'un commencement de tout ce qui vous reste à faire. ROMAIN GARY
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dimanche 2 décembre 2007

JEAN-PIERRE ROSNAY...

Enfants qui déjà prenez place Quand vous aurez grandi Au point d'être conscients Du mal du temps qui passe Et s'arrache de nous Plus mal qu'un pansement Vous qui pousserez de l'avant Nos vieux rêves de liberté Enfants Consultez quelquefois les miroirs du passé Et vous y relirez Les traits de ces visages Qu'un temps nous avons habités Enfants gentils marins des traversées prochaines Ayez une pensée de sel pour nos vieux équipages Lorsque vous voguerez debout vers le... [Lire la suite]
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dimanche 2 décembre 2007

ROBERTO JUARROZ...Extrait

Ils étaient pour un autre mondeTout dialogue, rompu.Tout amour, rapiécé.Tout jeu, marqué.Toute beauté, tronquée. Comment sont-ils arrivés jusqu’ici ?Tout dialogue, verbe.Tout amour, sans pronoms.Tout jeu, sans règlesToute beauté, offrande. Il y a sans doute une failledans l’administration de l’universDes créatures erronées ?Des mondes égarés ?Des dieux irresponsables ?Ils étaient pour un autre monde." ROBERTO JUARROZ
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samedi 1 décembre 2007

YIRA... YIRA II

Quand la chance, cette coureuse,Abat ses atouts et te laisse tomber,Quand tu es bien sur la voie,Désespéré, sans but,Quand tu n’as plus ni foi,Ni maté de la veille,Séchant au soleil…Quand tu uses tes godassesA chercher du fricPour bouffer…Tu ressentirasL’indifférence du monde,Sourd et muet.Tu verras que tout est mensonge,Tu verras que rien n’est amour,Que le monde s’en fout,Rôde, rôde…Bien que la vie te brise,Bien que te morde une douleur,N’attend jamais de l’aide,Ni une main… ni une faveur.Quand les piles sont déchargéesDe toutes... [Lire la suite]
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samedi 1 décembre 2007

YIRA... YIRA

(1930)Cuando la suerte qu'es grela,fayando y fayandote largue parao;cuando estés bien en la via,sin rumbo, desesperao;cuando no tengas ni fe,ni yerba de ayersecandose al sol; cuando rajés los tamangosbuscando ese mangoque te haga morfar...!La indiferencia del mundo- que es sordo y es mudo -recién sentiras!Veras que todo es mentira,veras que nada es amor, que al mundo nada le importa...!Yira!... !Yira!...Aunque te quiebre la vida,aunque te muerda un dolor,no esperes nunca una ayuda,ni una mano, ni un favor.Cuando estén secas las... [Lire la suite]
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samedi 1 décembre 2007

LE LIVRE DE L'INTRANQUILLITE, fragment 164

   L'inaction console de tout. Ne pas agir nous donne tout. Imaginer est tout, pourvu que cela ne tende jamais à l'action. Personne ne peut être roi du monde autrement qu'en rêve. Et chacun de nous, s'il se connaît vraiment, désire être le roi du monde.   Ne pas être, tout en pensant, c'est posséder un trône. Ne pas vouloir, tout en désirant, c'est recevoir la couronne. Nous possédons tout ce à quoi nous renonçons, parce que nous le conservons intact, en le rêvant éternellement à la lumière du soleil qui... [Lire la suite]
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