Le temps de rentrer
et d’étancher la soif
de mettre à nu
nos racines   leurs fractures
de pressurer les mots
d’en tisser des arpèges.


Le temps d’encager les images

collines résineuses
oiseaux et chaumes frileux.

 
Le temps d’accepter la mer

fût-elle végétale…

 


Le temps de terminer une lecture
d’entourer chaque être aimé
de quitter nos coquilles
de nourrir nos rêves de désert et de vent.

 


Le temps d’échapper au convenu
sinon à nous-mêmes.

Le temps de marchander un peu
ce qu’il nous reste à vivre…
 


Rien que cela,
avoir le temps d’être soi.
 
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AGNES SCHNELL

 

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CHEM2