mardi 13 février 2018

HELENE OU LE REGNE VEGETAL...Extrait

  Tu étais la présence enfantine des rêves.Tes blanches mains venaient s'épanouir sur mon front Parfois dans la mansarde où je vivais alorsUne aile brusquement refermait la lumière. J'appelais, je disais que vienne enfin la grande,La belle, la toujours désirable et comblée. Et j'allais regarder souvent à la fenêtreComme si le bonheur devait entrer par là Ce fut par un matin semblable à tous les autres.Le soleil agitait ses brins de mimosa Des peuplades d'argent descendaient la rivière.Les enfants avaient mis des bouquets... [Lire la suite]

dimanche 11 février 2018

L'ATMOSPHERE EST SACCAGEE

Je vis dans d’autres dimensions, je vis dans l’incroyable, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas, ce que l’on ne sent pas et je ne veux pas atterrir Pour m’atteindre, il faut que le blues infuse des déchirures de vielle, de guitare, de saxo. Il faut perdre toute notion du réel et de l’irréel. Il faut que les voyelles éclatent de couleurs diaphanes et nébuleuses, sans pour cela s’appeler Rimbaud. Il faut des vents échevelés qui feutrent les chevelures, des brumes flottantes et grises pendant aux arbres comme des robes de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
dimanche 11 février 2018

PARIS SANS ABRIS - SANS-ABRI ....!

Paris comme un rêve au petit jour que la grisaille grime Paris du pont Mirabeau    des rimes Apollinaireallant à vau l'eau Paris que les bords de Seine des canotiers chers à Maupassantdistancent sans autres nouvelles que les larmes des saulesendeuillés Paris Carco       Paris Aragon des jours heureux des jours enfuis Paris Montmartrede nos rêveries Paris        Quai des Brumes amour-poésie où êtes-vous Mais... [Lire la suite]
Posté par emmila à 13:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
dimanche 11 février 2018

PATRICK CHEMIN ...Extrait

Les heures de la nuit sont de pâles fiancées au chevet de l’insomnie. Ce qui précède et ce qui suit. Les soucis.Je ne sais pas s’il est possible de trouver la paix dans toute cette prose archaïque de la survie. S’il suffisait d’écrire, en bas de page, des notes de lecture pour ne pas se perdre. Petits poucets égarés dans la forêt de la nécessité.Cécité du destin. Il est difficile d’apprendre quand chaque jour est opaque.Je le dis et s’il faut le dire plus fort, je porterai la voix. Ce monde manque cruellement de tendresse et de... [Lire la suite]
jeudi 8 février 2018

LETTRE DE ROBIN RENUCCI A MADAME LA MINISTRE DE LA CULTURE

Madame la ministre de la Culture,   .Vous avez convié certain.e.s d’entre nous à la fin de l’automne à un dîner pour parler de nos différentes actions auprès des exilé.e.s qui cherchent actuellement refuge en France.Nous vous avons proposé alors d’organiser une commission dont nous étions prêt.e.s à prendre la charge, afin d’établir un dialogue avec le ministère de l’Intérieur. Nous avons insisté sur la nécessité et l’urgence d’ouvrir ce dialogue entre les artistes, les acteur.trice.s culturel.le.s et le ministère de... [Lire la suite]
jeudi 8 février 2018

POURTANT, UN JOUR...

Quand le ciel est raide, dénué de la générosité qu’il offre au crépuscule pour couvrir le jour quand il décline, quand son bleu se lénifie à devenir le mauve parme que produit la blessure ; quand l’aube peine à étaler sa blancheur véloce à refuser aux sourires l’extase de creuser les fossettes ; quand la nuit s’écrase sur les massifs des nostalgies sans douceur, sans courtoisie ; quand les étoiles sont fuyantes, quand elles s’éteignent subitement après leur apparition augurant de nouvelles surprises dures à porter ; quand les cœurs... [Lire la suite]

mardi 6 février 2018

LE NICHOIR

Parmi tous les paquets ouverts, défaits, éparpillés, Lili tenait dans ses petites mains un nichoir pour les oiseaux. Trop lourd ,à bout de bras, il basculait un peu d'un côté,de l'autre, elle rétablissait l'équilibre instinctivement. Il devait être vu de tous, c'était son trophée , son merveilleux cadeau. Elle l'offrirait à une famille oiseaux. A présent, elle avait un jardin et savait où suspendre l'abri en bois. Près de la fenêtre, un arbre l'attendait avec ses branches robustes et inoccupées. Elle ferait le choix de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 6 février 2018

OREZZA OU LE TUMULTE DES PIERRES...

" Notre livre d'histoire, c'est la Terre de Corse parsemée de ruines anonymes.Notre raison d'être, c'est une liberté immémoriale dont le couvent d'Orezza, parmi tant d'autres, symbolise l'éternelle jeunesse ".Je vais te raconter une histoire. Simple et bouleversante comme une œuvre méconnue que les hommes, oublieux ou trompés, négligent d'admirer. Cette histoire, c'est celle du Couvent d'Orezza dont les murs, nus et crevassés s'élancent à l'assaut du ciel. Sentinelle mutilée, mais sentinelle immuable d'une liberté toujours... [Lire la suite]
lundi 5 février 2018

LETTRE AU GENERAL FRANCO ...Extraits

Fernando Arrabal voit le jour le 11 août 1932 à Melilla. Il est le fils du peintre Fernando Arrabal Ruiz et de Carmen Terán González. Son père, fidèle à la République, fut condamné à mort pour rébellion suite à la tentative de coup d’Etat militaire, le 17 juillet 1936, à l’origine de la guerre civile espagnole. En 1955, il quitte l’Espagne pour Paris. Alors qu’il se rend en Espagne en 1967, il est arrêté et emprisonné pour son engagement politique. En 1971, il envoie une Lettre au général Franco, provoquant un scandale. À la mort du... [Lire la suite]
lundi 5 février 2018

LE CHANT DES INVISIBLES...Extrait

Béni sois-tu, autre, tout autre,Inattendu, imprévisible,Proche et lointain,Étranger sur ma route,Mon différent, mon frère,Mon sel, mon sable, ma tempête.Nous sommes, toi et moi, cristaux fragiles,Petits morceaux d'éternité sur terre.   .   JACQUELINE HELD     . Oeuvre Aïcha Sebah
Posté par emmila à 12:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,