samedi 24 mai 2008

PESSOA

Notre vie est un voyage dans la nuit et dans le ventnous trouvons notre passageà travers espace et temps rien jamais ne nous arrêteet du soir jusqu'au matin chaque nuit est une fêteet non pas un songe vain . FERNANDO  PESSOA .
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samedi 3 mai 2008

PESSOA

"Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul."    Fernando Pesso .
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mercredi 23 avril 2008

PASSAGE DES HEURES

J'ai voyagé en plus de pays que ceux où j'ai touché,Vu plus de paysages que ceux sur lesquels j'ai posé les yeux,Expérimenté plus de sensations que toutes les sensations que j'ai éprouvées,Car, plus j'éprouvais, plus il me manquait à éprouver,Et toujours la vie m'a meurtri, toujours elle fut mesquine, et moi malheureux. . FERNANDO  PESSOA .
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samedi 8 mars 2008

JE N'AI JAMAIS GARDE DE TROUPEAUX...

Jamais je n'ai gardé de troupeaux, mais c'est tout comme si j'en gardais. Mon âme est semblable à un pasteur, elle connaît le vent et le soleil et elle va la main dans la main avec les Saisons, suivant sa route et l’œil ouvert. Toute la paix d'une Nature dépeuplée auprès de moi vient s'asseoir. Mais je suis triste ainsi qu'un coucher de soleil est triste selon notre imagination, quand le temps fraîchit au fond de la plaine et que l'on sent la nuit entrée comme un papillon par la fenêtre. Mais ma tristesse est apaisement parce... [Lire la suite]
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jeudi 6 mars 2008

LE GARDEUR DE TROUPEAUX...Extrait

Je suis un gardeur de troupeaux. Le troupeau ce sont mes pensées et mes pensées sont toutes des sensations. Je pense avec les yeux et avec les oreilles et avec les mains et avec les pieds et avec le nez et avec la bouche. Penser une fleur c'est la voir et la respirer et manger un fruit c'est en savoir le sens.C'est pourquoi lorsque par un jour de chaleur je me sens triste d'en jouir à ce point, et couche de tout mon long dans l'herbe, et ferme mes yeux brûlants, je sens tout mon corps couché... [Lire la suite]
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jeudi 6 mars 2008

LA VOLONTE D' AUTRUI

La volonté d’autrui, fût-elle séduisante, jamais Ne l’accomplis en ton nom. Sois maître de ce tu     fais,         Esclave de personne, et encor moins de toi. Nul ne te fait ce que tu es. Rien ne te vienne changer. Ton intrinsèque destinée involontaire, accomplis-la         Avec hauteur. Deviens ton propre fils. . FERNANDO  PESSOA . .
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mardi 19 février 2008

PESSOA...Extrait

Je ne pense à rien,et cette chose centrale, qui n’est rien,m’est agréable comme l’air de la nuit,frais en contraste avec le jour caniculaire. Je ne pense à rien, et que c’est bon ! Ne penser à rien,c’est avoir une âme à soi et intégrale.Ne penser à rien,c’est vivre intimementle flux et le reflux de la vie…Je ne pense à rien. C’est comme si je m’étais appuyédans une fausse posture.Un mal aux reins, ou d’un côté des reins,mon âme a la bouche amère :c’est que, tout bien compté,je ne pense à rien,mais vraiment... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2008

CANCIONERO...Extrait

Le fleuve qui passe perdureDans les vagues de ce passage,Et chaque vague figureL’instant d’un lieu. Suivant son cours, peut-être continue-t-il…Mais la vague qui vient de passerDans sa course devient une autre.Elle ne continue pas : elle a duré.            Quel est l’être qui subsiste           Derrière ces formes apparentes,          La vague qui en rien ne consiste,          Le fleuve qui... [Lire la suite]
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mardi 19 février 2008

POEMES PAÏENS....Extrait

Je ne suis pas pressé. Pressé pour quoi ?La lune et le soleil ne sont pas pressés : ils sont exacts.Être pressé, c’est croire que l’on passe devant ses jambesOu bien qu’en s’élançant on passe par-dessus son ombre.Non, je ne suis pas pressé.Si je tends le bras, j’arrive exactement là où mon bras arrive.Pas même un centimètre de plus.Je touche là où je touche, non là où je pense.Je ne peux m’asseoir que là où je suis.Et cela fait rire comme toutes les vérités absolument véritables,Mais ce qui fait rire pour de bon c’est que nous... [Lire la suite]
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mardi 5 février 2008

LA CONFIDENCE DE L'ABIME

Dans ses promenades nocturnes au bord de la mer, l'écrivain portugais écoute «la confidence de l'abîme» ... J'ai duré des heures ignorées, des moments successifs sans lien entre eux, au cours de la promenade que j'ai faite une nuit, au bord de la mer, sur un rivage solitaire. Toutes les pensées qui ont fait vivre des hommes, toutes les émotions que les hommes ont cessé de vivre, sont passées par mon esprit, tel un résumé obscur de l'histoire, au cours de cette méditation cheminant au bord de la mer. J'ai souffert en moi-même,... [Lire la suite]
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