... parce qu'elle invite à l'oubli de soi la poésie incite au pur oubli. Elle brûle le mobilier, efface les empreintes, ne garde de l'être que le lieu, promesse du poème. Ainsi se cristallisent dans la mémoire des éclats arrachés à l'existence, éclats qui nous déchirèrent. Ainsi plus durement la poésie nous fait paysan de nos malheurs. Plus durement la poésie nous fait écharde des malheurs de la terre, de l'avidité des hommes, de leurs criminelles institutions...

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GASTON  PUEL