...C est à la lune qu'elle doit ses plus belles rêveries, la lune qui lui renvoyait les reflets d'êtres absents, qui lui souriait pour la ravir, qui s'assombrissait pour lui signifier son mécontentement et l'aidait à renouer avec le monde nouveau qui l'entourait. Une longue convalescence l'attendait....elle était cassée.

(...)

Fini c'était fini, plus jamais la Tour de César ferait écho à ses cris, plus jamais on ne la trouverait pas lorsqu'elle se cachait derrière les clapiers, plus jamais les tomates, les pétales de géraniums sur les ongles, plus jamais elle ne lèverait la petite écluse qui donnait à boire à la terre, elle n'entendrait plus les Coquillat hurler après leurs enfants, non plus le carillon qui rythmait la vie de la maison, et ce vilain coq en barbotine ne l'effraierait plus, les poules, les lapins, les arbres, les poussins adorés, la balançoire, les deux petites fontaines , et l'odeur de la campagne les matins de pluie...le "dehors ", le"dedans" tout allait être fini.

 

 

 

 ...Le manteau rouge de sa mère est devenu noir et ce fut le temps des colonies de vacances......


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JOSIANE

 

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JOSS2