vendredi 5 octobre 2012

GABRIELLE ALTHEN

La poésie est comme l'amour. La comparaison que j'ai derrière la tête tient à ce qu'ils font tous deux comme des saumons : ils remontent les courants (Oh! la belle et vive métaphore!). Autant dire qu'ils vont à contre-courant. Quand on est privé d'amour, pas d'autre remède que de prendre l'initiative d'aimer. Quand l'expérience est morne, le poème peut la porter à la lumière par les mots par lesquels il la nomme.A la lumière. Je n'ai pas dit à l'incandescence, alors que j'ai manifestement un goût pour elle. Non, cette fois me... [Lire la suite]
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lundi 3 septembre 2012

SANS ESCLAVAGE

 Ulysse dans la mer des visagesDans la mer des écueils dans la mer de la peineMon frère dans le mal des épavesLa peur chantant parmi les incidentsEt mes doigts à tâtons autour de la tiédeurJ’ai rampé sur les échelles de la chairUlysse frère et prochain mon semblableEntre deux cris d’oiseaux Apprends-moi la présence parmi ceux qui se noientNos mains sont pleines de la rumeur des lèvresNos mains pleines aussi du silence qui mange entre nos yeux Nos mains vivantes sur les ondesNos mains cherchant la vie sur les visagesEt la mer tend... [Lire la suite]
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dimanche 5 février 2012

L'IMPRENABLE...Extrait

Si tu as faim et que le jour ne veuille pas répondreN’attends pas n’attends pasLe désir est partage le désir est un entierEt le même horizon réunit les deux bijouxBraise ou cendreJuste trempeDemain vaque déjàEn attente comme une œuvre à la tiennePudeur sur l’écho de la vasqueOu de deux yeux fontaine instrumentaleCoulera l’eau qui passeOn ne sait d’où à où . GABRIELLE ALTHEN .
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jeudi 15 décembre 2011

SANS PREUVES...Extrait

 D'un baiser trop léger, la lumière ne  cessait de bénir celui qui, faute d'amour, ne  cessait de perdre tout son temps. Il pliait et  repliait les draps de la matière et, faute  d'amour, s'agglutinait aux objets sur son  passage. La lumière demeurait une, bien  qu'elle fût de visible façon attenante, comme  un pétale l'est à sa fleur, et sûrement comme  je le suis à toi, à autre chose qu'on ne  discernait pas. L'ensemble avait lieu, faute  d'amour, sur une route dure où... [Lire la suite]
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mardi 1 novembre 2011

ACQUIESCEMENT DE FEVRIER A L'ELEGIE

 (…)L’amour ne s’en va pas puisqu’il est à demeureIl adopte le temps et le prend pour son filsIl se fait son égal il le prend pour égalHumble assez pour trouver cette écharpe assez grandeEt rétrécir son rêve à cela seul qui estComme un oiseau sur le ventre du cielLe cœur cherchait la courbe de sa voûte(…) . GABRIELLE ALTHEN . Oeuvre Didier Delamonica
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vendredi 3 juin 2011

NORIA...Extrait

Étonnement parmi les paradis cassés de la chaleur, une rosée lustrant la main en partance des feuilles. Levée de rideau, c’est l’impossible ! Allons, voyons, tout recommencer !…Quel avenir est sans sursis ? La scène est à ce point où prend la tige et je m’avance – naissance involontaire – si proche le carré de grès bleu d’une mer privée d’herbes, qui ne dit mot . GABRIELLE ALTHEN .    
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samedi 7 mai 2011

SANS ESCLAVAGE

Un jour et des montagnesLorsque le jour ne tient à rienLa bise seule est saisissableUn homme marche- J’ai tué la clémence dit-ilSourire d’enfant il est câlinFier et navré près du ciel qui s’estompeSerait-ce à toi de l’incliner à la bonté?Je ne suis pas responsable du destin de mon frère Crie Caïn tu cries je crieSi j’étais responsable de l’hommeDe qui l’homme serait-il responsable?La montagne se tait Equilibre sur ses étagesLa discrétion rayonneL’homme continue de marcherEntre son charme et sa méchancetéChacun dans une mainEt ses... [Lire la suite]
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mardi 26 avril 2011

COULEURS DU MONDE...Extrait

Merveille comme une larme qui s’isole Sur une lame de l’hiver Le beau geste de pleurer réinventé La couleur devenue plus amère Avec ce bleu qui se décharne Mais comment se tenir sur le fil Où le ciel baisera la montagne ? Ce jour ne pleure pas Le vent brille La chose est sans contour Un grand cyprès roussit Pour que la mort ne soit pas dite absente Mais les armures sont invisibles Comme le jour dans le jour Et le gibier qui court dans la musique . GABRIELLE ALTHEN .
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lundi 11 avril 2011

LA PROPRE AU CHANT...Extrait

Lorsque le soir jette sa nappe trop pureSur le trou de l'azur et le cri de la bêteLes mots jamais lavésEt la peine trivialeParle mon frèreCar j'ai les mains qui pleurentEst-ce que le vent commence à la cascade ?Pourquoi ai-je les mains qui pleurent ?Parle je te prieLe vent rouvrira-t-il sa lessive de mots ?Donne-moi mon nom dessine mon murmureOh ! la pelote du coeur !- Soupir d'une étonnée de sa douleurSe pose sur un doigt un mince oiseau de joieOn ne saura lequelOn ne saura de qui  . GABRIELLE  ALTHEN . Oeuvre Olivier... [Lire la suite]
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mardi 15 février 2011

PAROI

Nulle brèche sur la paroi du jour. Nulle fenêtre d’osmose où commencer l’amour… Dehors est un ovale intact, impérissable œuf de plomb décomposé sur nos sols. Et il y a la surface intérieure, paysage rentré sous nos arches de sang. La mer et la montagne s’évaporaient lentement dans la brume. Devant pesait le vase sans périple du temps. Si la jeunesse était le chemin sous la peau de cette veine qui revient, évasifs, d’un doigt parmi nos spirales sanguines, nous réinventerions le jour, et ses fêtes rétractiles sous l’arbre... [Lire la suite]
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