Parfois je pars vers les montagnes
pour regarder au loin.

Je marche sur des coteaux où la vieille terre
se fait belle au soleil et je vois
monter l’ombre sur les collines.

Et j’avance
très longtemps en silence.

Mais il y a des jours où je marche sur ces coteaux,
je regarde vers les montagnes,
et même là, pas de liberté.

Et je rentre. Je sais bien qu’il est inutile
de la chercher comme une clé perdue, 
et qu’il est tout aussi inutile
de regarder dans le fond de mon cœur.

ANTONIO  GAMONEDA

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NOSTAGIE1