Patience. Choisir d'habiter près d'une lampe, c'est tout de même choisir la couleur de sa vie. Une lumière violente fait écran. Ici, entre les lueurs et les ombres on doit pouvoir avancer lentement. Peut-être vaudrait-il mieux flamber d'un coup, vivre en torche, se consumer dans un éclair de folie ?
Mais la folie est dehors qui hurle. Il faut résister. Faire le poids. J'allume ma lampe. La lumière coule sur la table et d'objet en objet gagne ses positions. Des ombres se prennent à vivre intensément, comme un regard. La limite du cercle est imprécise. Il faudra y aller voir. Avancer les mains.
Je n'en finirai pas d'errer entre l'ombre et la nuit. C'est de la complaisance.


(...)

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L'aube dans peu de temps. Une fois de plus la prière des autres la fera naître.
J'ai tenu ce fil improbable. Veiller, le cœur obscur, veiller encore, vieillir, près d'un reflet, près d'une fragile tempe bleutée..

(...)

La dure liberté des vents. Nul n'est plus nu que lui.
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JEAN-PIERRE  ABRAHAM

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ARMEN

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Exposition, « Maison de la Bretagne »

8, rue de l'Arrivée, 75015 Paris.

du 14 mars au 2 avril 2011

Soirée de présentation le samedi 19 mars à 18h 30

Voir sur le site de Tanguy Dohollau

http://site-tanguy-dohollau.pagesperso-orange.fr/t_dohollau_exposition_abraham.htm