L’air resplendissant
s’enracine au cri.
Les ailes du sang
nous mènent au jour.
De la clarté aux ténèbres,
de la nuit à la neige,
souffrance, chemin,
paroles, destin,
par la terre, par l’eau,
par le feu et par le vent.

Je sauve mon nuisible
nombre dans l’unité.
Au delà des contraires
je vois l’identité.
Tout seul, sans message,
délivré du poids
du temps, de l’espérance,
des morts,
des souvenirs,
je dis en silence
le nom du néant.

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SALVADOR ESPRIU

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