Le silence parfois dénoue la nuit.

Elle déploie ses ailes, plus grandes que tout souffle, et dissémine sa lumière dans ses absences.

Le silence parfois accueille la misère de ces corps qui ont trop longtemps subi les procès de la souffrance.

Elle se débarrasse de sa peau pour en faire une demeure de larmes.

Le silence parfois résilie ces cendres qu’on déclame à l’orée de la mort.

Elle leur insuffle les cadencesd’une vie qui ne cesse le ressassement de la beauté.

Le silence parfois altère la dérive des larmes.

Elle les cloître dans ces archipels qui résident à la lisière de tes prunelles.

Le silence est parfois des sources du lointain, du lieu des songes inachevés. 

Elle y puise l’art paisible de ciseler nos blessures.

Le silence parfois te ressemble.

Elle est cet éphémère qui fonde le temps et elle est ce temps qui fonde la substance de mon être.

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UMAR TIMOL

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Oeuvre W. Turner