Doux ami,

 

Soudain, je pense avec tendresse,

À cette si lointaine adresse,

Où tu m’accompagnais souvent.

Je te taquinais tout le temps.

 

 Devant nous, une longue route,

Semée d’embûches et de doutes.

Nous avons fait de notre mieux,

Nous sommes rejoints, déjà vieux.

 

Mais que m’importe l’âge d’or,

S’il ne me cause pas de torts.

Je suis redevenue coquette

Et fais de nouvelles conquêtes.

 

 Je ne crie pas sur tous les toits

Que j’eus vingt ans plus d’une fois.

D’ailleurs je n’en suis pas très sûre,

Quand je me réfère à l’usure.

 

 À distance, aux jeux de l’esprit,

On échange sans parti-pris.

Je me prévaux de ma sagesse,

Toujours empreinte d’allégresse.

 

 Tu vois, je garde mon allant

Et toi, tu en fais tout autant.

Il nous fallut beaucoup de chance,

Du courage et de l’endurance.

 

 Rue Rovigo, t'en souviens-tu?

Une impasse peu attrayante,

Dans une ville pétillante.

Alger, la Fac et ce qui fut!

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SUZANNE WALTHER-SIKSOU

http://suzanne.walther-siksou.over-blog.com/

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alger223

Alger

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ALGER 2

Rue Rovigo

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alger FAC

La Faculté