Le beau songe qui s’éparpille
Dans l’arc-en-ciel des ans
A tire d’aile s’envole en reliant nos vies
Et nous voilà
Archet et violon d’un orchestre sublime
Qu’on appelle l’amour
Quand nous frôle la douceur
Des souvenirs endormis
Sous nos paupières fragiles
D’avoir pu exister et entrevoir
Cette lumière bénie par le temps
Et qui nous gratifie de blessures inconsolées
Nous voilà
Ecorce des choses neuves
Fiers d’offrir au jour
Sa part de tendresse
Cri muet d’un éclair
Que le toujours du toujours foudroie
Au point de chavirer nos chairs

Ivresse des douceurs
Sous le joug impérieux
Des sentiments inoubliables
Nous y sommes attelés
Tels mer et rivage
Les rêves peuvent s’en aller
Comme s’éclaboussent les lucioles
Il restera 
En nous deux
Le miroir accordé à notre soif

 

 

.

 

 

Ernest Pépin
Faugas/Lamentin

Le 31 Janvier 2018

 

.

 

ernest3,