Que finissent les routes
Que partent les blessures
Que disparaissent les fissures
Que des flux de lumières déroulent leurs lanières
Sur les lieux, les choses et la mer
Que tout redevienne silence, absence
Il me faut juste un endroit à l écart
Un instant qui me servira de rempart
Contre ce qui vous envahit puis repart
Un mur de solitude pour le regarder et le garder
M'y protéger contre cette chose qui désempare , sépare
Un pan de solitude pour y installer du vide
De la tristesse et des zestes de déserts
Des mots qui fuient et des silences qui se prolongent
Au milieu du tumulte de l'insensé des jours
De la vie encore à attendre et à supporter
De la rage qui vous saccage
De la colère car perdu, éperdu

 

 

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ABDLILAH JORIO

 

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mohamed jaamati10

Oeuvre Mohamed Jaamati