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Au clos de notre amour, l’été se continue:

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Des pétales pavoisent,

— Perles, émeraudes, turquoises —

L’uniforme sommeil des gazons verts ;

Nos étangs bleus luisent, couverts

Du baiser blanc des nénuphars de neige ;

Aux quinconces, nos groseilliers font des cortèges ;

Un insecte de prisme irrite un cœur de fleur ;

De merveilleux sous-bois se jaspent de lueurs ;

Et, comme des bulles légères, mille abeilles

Sur des grappes d’argent, vibrent, au long des treilles.

L’air est si beau qu’il paraît chatoyant ;

Sous les midis profonds et radiants,

On dirait qu’il remue en roses de lumière ;

Tandis qu’au loin, les routes coutumières,

Telles de lents gestes qui s’allongent vermeils,

À l’horizon nacré, montent vers le soleil.

Certes, la robe en diamants du bel été

Ne vêt aucun jardin d’aussi pure clarté ;

Et c’est la joie unique éclose en nos deux âmes

Qui reconnaît sa vie en ces bouquets de flammes.

Que tes yeux clairs, tes yeux d’été,

Me soient, sur terre,

Les images de la bonté.

 

 

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EMILE VERHAEREN

 

 

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Jack Barnosky

Jack Barnowski