mardi 16 mai 2017

LES ENFANTS

à Vénus Khoury-Ghata Tous les enfants, vous le savez, sont des naviresqu’un proverbe pareil aux brises les plus doucesconduit, syllabe après syllabe, au continentoù les pingouins dorés murmurent des poèmes. Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleauxqui dans la nuit, en demandant pardon, écartentleurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,danser sur la grand-place, au milieu des poulains. Tous les enfants, vous le savez, sont des comètesvenues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,d’une autre vérité,... [Lire la suite]
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vendredi 17 février 2017

UN MORT HEUREUX

  Je n'ai pas disparucar il suffit de se pencher sur la rivière :ce sont mes mots qu'elle chuchoteavec douceur, les nuits de pleine lune.Je suis tout près :regardez le platane,qui prend mes vieilles attitudes,celle de la rancœur et celle de l'espoir.et même le nuage me ressemble,je vous assure,avec cette manière de bouder, puis soudain d'éclater de rire.Je suis un mort heureux, n'en doutez pas :j'habite votre pain,votre doute léger,le tremblement qui accompagnevos journées trop remplies.Je suis une fourmi, une virgule,un verre... [Lire la suite]
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vendredi 17 février 2017

LE LIVRE DU DOUTE ET DE LA GRÂCE...Extrait

Il serait beau, ami, de naître dans un autre monde : tu aurais là plusieurs jeunesses et tu pourrais choisir la plus heureuse, la mieux remplie, peut-être aussi la plus étrange. Il serait beau, ami, de vivre dans un autre monde, et ce ne serait point être là, respirer, s’émouvoir, mais peut-être se faire plus durable comme la pierre endormie dans la pierre, ou le fleuve courant à l’intérieur du fleuve, ou le feu inconnu qui ne ressemble pas au feu. Il serait beau, ami, de mourir dans un autre monde, sans rien comprendre ni calculer,... [Lire la suite]
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mardi 3 mai 2016

SONNETS POUR UNE FIN DE SIECLE

à Vénus Khoury-GhataTous les enfants, vous le savez, sont des naviresqu’un proverbe pareil aux brises les plus doucesconduit, syllabe après syllabe, au continentoù les pingouins dorés murmurent des poèmes. Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleauxqui dans la nuit, en demandant pardon, écartentleurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,danser sur la grand-place, au milieu des poulains. Tous les enfants, vous le savez, sont des comètesvenues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,d’une autre vérité,... [Lire la suite]
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mardi 28 octobre 2014

DEMAIN SANS MOI...Extrait

Suis-je moi, suis-je vous ? Un être est-il composé de mille êtres ? Je me divise afin de me multiplier. Je suis la foule : trop de bras, trop de jambes, trop de crânes qui s’ouvrent je ne sais sur combien d’insectes noirs. Je suis aussi la solitude, jusqu’à me fondre dans la nuit. Je suis l’absence et le néant, que la perversité m’oblige à recouvrir de mots. L’identité me pèse et c’est pourquoi je prends la vôtre. Qui êtes-vous ? Epargnez-vous la peine de mentir vous êtes moi, puisque j’ai décidé de n’être plus personne. .   ... [Lire la suite]
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samedi 18 juillet 2009

UN JOUR APRES LA VIE...Extrait

Le poète est passé : un remous dans l'argilese dresse en monument,avec soudain le bras qui se profile,la lèvre et l'œil aimants ;Le poète est passé : le ruisseau qui hésite,devient fleuve royal ;il n'a plus de repos ni de limites ;il ressemble au cheval.Le poète est passé : au milieu du silences'organise un concert,comme un lilas ; une pensée se pense,le monde s'est ouvert.Le poète est passé : un océan consumeses bateaux endormis.La plage est d'or et tous les ors s'allumentpour s'offrir aux amis.Le poète est passé : il n'est plus de... [Lire la suite]
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mercredi 20 mai 2009

ALAIN BOSQUET

« J’habite l’improbable : en lui, tout est sacré. Rien qu’un dogme : le mot ! Délire trop facile !   Mon océan se meurt car il est trop lettré. .   ALAIN  BOSQUET .
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