mercredi 31 décembre 2014

AMEN...Extrait

Peut-être devons-nous parler encore un peu plus bas,De sorte que nos voix soient un abri pour le silence ;Ne rien dire de plus que l’herbe en sa croissanceEt la ruche du sable sous le vent.L’intervalle qui reste à nommer s’enténèbre, ainsiQue le gué traversé par les rayons du soir, quand le courantMonte jusqu’à la face en extase des arbres.(Et déjà dans le bois l’obscur a tendu ses collets,Les chemins égarés qui reviennent s’étranglent.)Parler plus bas, sous la mélancolie et la colère,Et même sans espoir d’être mieux entendus, si... [Lire la suite]
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vendredi 4 janvier 2013

L'HOMME ET LE CAILLOU

« J’aime le bas d’ici : je ramasse un caillou Quelconque. Il a déjà cinq cents millions d’années Et survivra longtemps aux races condamnées – À la nôtre. Partir ? Vous voulez qu’on aille où ? Je tiens ce bout de rien dans ma main peu-de-chose. Je le palpe, le flaire, en très lointain neveu Des durs qui l’ont cogné pour en tirer du feu, Mais il reste confit dans sa lourde ankylose. Je le médite. Il se réchauffe. Je dirai, Quand j’entendrai tonner : « Qu’as-tu fait pour ton proche ? » - Seigneur, j’ai réchauffé cet orphelin de roche,... [Lire la suite]
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samedi 24 novembre 2012

L'HABITANTE ET LE LIEU

L’âme semble un couloir où des pas hésitants résonnent,Mais personne jamais ne vient. Dehors, l’ombre qui trembleDans les encoignures de porte et sous les escaliers,C’est l’âme encore, quand la nuit fige le long des mursLes flots d’eau pâle et froide où l’on est heureux de descendre.Et qui donc parlait de salut ou de perte pour l’âme,Alors qu’elle est blottie en son frisson et cependantToujours plus dénudée au vent qui souffle en ce couloir ?Qu’elle se cache ou rôde, écoute : elle s’égare, étantL’habitante et le lieu d’une solitude... [Lire la suite]
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samedi 24 novembre 2012

LE VISAGE CACHE

Ces visages qui tout à tour m’auront brûlé, Que voilaient-ils, de quelle invisible figure Etaient-ils le symbole ou la caricature, Ou bien la vérité changeante et vouée à l’oubli ? Mais quand je les revois, surgis de ces replis Où la cendre à présent voisine avec la roche, Ne laissant plus au feu qu’un médiocre aliment, Je redoute un peu moins l’ombre qui se rapproche Et le souci du vrai s’endort en moi comme un enfant Fatigué du voyage. . JACQUES REDA   .      
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vendredi 15 mai 2009

AMEN

L'âme semble un couloir où des pas hésitants résonnent,Mais personne jamais ne vient. Dehors, l'ombre qui trembleDans les encoignures de porte et sous les escaliers,C'est l'âme encore, quand la nuit fige le long des mursLes flots d'eau pâle et froide où l'on est heureux de descendre.Et qui donc parlait de salut ou de perte pour l'âme,Alors qu'elle est blottie en son frisson et cependantToujours plus dénudée au vent qui souffle en ce couloir ?Qu'elle se cache ou rôde, écoute : elle s'égare, étantL'habitante et le lieu d'une solitude... [Lire la suite]
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