samedi 23 septembre 2017

LES PHARES

Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer, Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse, Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ; Léonard de Vinci, miroir profond et sombre, Où des anges charmants, avec un doux souris Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre Des glaciers et des pins qui ferment leur pays ; Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures, Et d'un grand crucifix décoré seulement, Où la prière en pleurs s'exhale des ordures, Et d'un rayon d'hiver... [Lire la suite]

dimanche 11 juin 2017

DE L'AVANTAGE D'ÊTRE EN VIE...

À écouter les esprits chagrins, tout serait insignifiant, l’amour une erreur réciproque, la noblesse une imposture, la volupté un fastidieux moment de charcuterie, l’avenir du passé en pire. Selon eux, l’existence devrait débuter avec ressentiment et se terminer dans les regrets. Rien ne leur paraît plus incommodant que l’illuminé qui affirme aimer la vie, qui affirme la vie même. « Pour qui se prend-il celui-là ? » Tandis que le démoralisé délayant les inconvénients d’être né sera perçu comme un être émouvant de sensibilité... [Lire la suite]
samedi 6 mai 2017

AMEDEO MODIGLIANI

  Amédéo Modigliani https://fr.wikipedia.org/wiki/Amedeo_Modigliani .  Cet homme a existé ! Modigliani 1884-1920, a vécu sa légende à Montparnasse… Vie intense et infernale… Drogue, alcool, drames quotidiens… Incompréhension, égoïsme… Indifférence !… Les tableaux dont il n’obtenait pas cent francs sont aujourd’hui avidement recherchés par les musées… et par les fils de ces millionnaires qui laissèrent Modigliani crever de faim. Les modèles de Modigliani n’étaient que des prétextes. Il ne les copiait pas. Il... [Lire la suite]
samedi 7 mai 2016

PEUT- ÊTRE QUE LE VENT

PEUT-ÊTRE LE VENT qui parledu vent dans les chênesPeut-être le rêve emprisonnéqui caresse l’idée du cielA travers les barreauxle regard qui veilleLa transparence du jourignorée du soleilPeut-être le désertla dune où passe une onde blancheLa chevelure du sommeilpenché sur les rizièresLe regret qui traîne racinessur les champs fatiguésEt la géométrie où durcitle projet du technocratePeut-être la collineoù l’air vif se découvre un parfumDans les lavandes la voixdes cueilleuses qui fraîchitLes nappes fugitives des riséesça et là renflées... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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