A Muchju et Ludwig, deux petits gris....


    Tu es mort aujourd’hui, mon compagnon le chat,
    Bleu de fumée, mon petit frère entre les lampes.

    Tu as mis à mourir une extrême patience.
    Tu t’es enfui à pas de loup, à pas de chat.

    Mon petit feu du soir, Roi couronné d’oreilles,
    Tu as perdu ainsi tous les prochains soleils
    Et tes plaisirs d’oiseaux et les moelleux hivers,
    La saison qui remue un matin sous la terre,
    À petits coups de fleurs, le jeu de tous les bruits,
    Et ces lunes d’été où tu marquais minuit.

    Sur ton pelage gris, la mort a déjà froid.
    Qui donc a fui de toi, mon compagnon le chat,
    Dont nous cherchons le nom et qui n’a pu t’attendre ?

 

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ANDREE SODENKAMP

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