«Il me revient parfois à la saison
des transhumances
une soif de pays sans cartes ni
barbelés
un désir de terre à façonner
comme glaise
redonner souffle aux choses
mortes
faire vivre les pierres au-dedans
de moi-même
afin que se bâtisse un cloître de soleil
où les haies d’herbes folles seraient une prière

et la branche brisée une chanson d’été

 

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CLAUDE BENADY

 

 

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claude