Vers le haut,
Sans rien oublier de ce qui penche,
de ce qui tremble,
ce qui se déploie
ou éclate,
ce qui disparaît
sans rompre,
Et que l'air habite.
L'herbe penche,
île inconnue,
écrit,
serrée parfois
contre l'air,
et laisse des mots
illisibles,
nomades
à l'invite du vent,
proche.
Ces mots
dans l'herbe,
la lumière
et les couleurs du vent,
vers le haut
le désir
vers le haut,
seul,
le désir
seul,
l'invite du vent,
l'empreinte
d'un nom
tenu
dans le vent,
luz,
l'écriture
de l'air
dans un jardin
de mémoire
de murmure,
retenir la vie,
la vie même
dans la ligne discontinue
des couleurs.

 

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JEAN GABRIEL COSCULLUELA

 

 

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