lundi 8 avril 2019

LETTERA AMOROSA

Il y a eu cette trouée d’ombre, ses balcons en encorbellement. Ce n’est d’abord qu’un petit air de plainte, mais qui revient, vague sans cesse, et feu. Voix qui naît des chairs mêmes et se transforme au fond, modulations qui vrillent au plus intime. Une blessure ou un frisson si prêts à recueillir le battement d’un sang qui se propage et se partage ! Un temps, tout l’art d’aimer. C’était bien toi, toi dont le chant éveille à profusion des songes, comme d’autres, passant à travers l’éteule, lèvent un vol de perdrix rouges.... [Lire la suite]

jeudi 11 mai 2017

UN JARDIN SUR LA MER

Je sais un lieu de haute lice Où la livrée du matin joue À robinsonner sous les lys Près des falaises d’amadou Où le déhanchement des îles Grise la Manche qui s’exile Sous son chapelet de Corfou . Je sais un lieu de haute sphère Où les sternes vont poinçonnant Le nonchaloir évanescent D’un archipel bagué de mousse Où la veine bleutée du vent Sur les voiles des barcaroles Jette la clé de ses vingt ans . Je sais un lieu d’étreintes folles Où pour l’ongle d’un souvenir La mer au large s’émeraude Et encorbelle de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 5 décembre 2013

AGNES SCHNELL

La nuit, grand corps vorace. Traîne l’ombre d’Eros sur les murs des cours intérieures. C’est l’ambre qui domine l’odeur fauve rappelle les nuits trop noires les portes basses et nues. C’est la houle qui s'impose sèche nerveuse elle rappelle les nœuds des étreintes imprévisibles les portes austères et closes sur les otages de l’illusion. La nuit, grand corps humide. Chuintements à senteur de résine dans les jardins profonds. . . . AGNES SCHNELL . . .            
Posté par emmila à 17:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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