dimanche 11 juin 2017

ALGEBRE

Il faut donner un nom A l’inconnue, pour la mêler à l’équation Dire X, chère, voulez vous bien Venir symboliser ce que je ne sais pas ? X ma tendre X, ma fière, ma croix qui barre le chemin A l’intuition, X jument poulinière sous qui naissent Ceux que l’on ne veut pas, j’y ai échappé de peu X, film interdit, les enfants y verraient des chairs S’emboiter dans des ahanements de bêtes fatiguées, X sans bruit le corps croisant l’autre le clouant A la pesanteur, X des siestes de chaleur, X Ma multiplication en majuscule Ixe écrite en... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

samedi 3 juin 2017

L'ARIDE DESIR DE SIGNIFICATION

Une demeure se construit une autre s'use les livres tombent en poussière tout se mélange dans le discours du bavard négligent temps-sable coule fêtes vendanges anniversaires le silence épaissit la lumière ciel amplifié temps nul qui tisonne sa braise dans la pupille du veilleur il est toujours possible de chiffrer le désastre ou l'échange arithmétique chaque langue tas de pierres et tas de mots chaque temple ignorons à jamais ce qui entrave car le vent souffle éternel sur l'aride désir de signification   .     ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,
jeudi 15 décembre 2016

ELOGE DE LA FUITE...Extrait

Amour. Avec ce mot, on explique tout, on pardonne tout, on valide tout parce que l’on ne cherche jamais à savoir ce qu’il contient. C’est le mot de passe qui permet d’ouvrir les cœurs, les sexes, les sacristies et les communautés humaines. Il couvre d’un voile prétendument désintéressé, voire transcendant, la recherche de la dominance et le prétendu instinct de propriété. C’est un mot qui ment à longueur de journée et ce mensonge est accepté, la larme à l’œil, sans discussion, par tous les hommes. Il fournit une tunique honorable à... [Lire la suite]
mercredi 9 novembre 2016

SUITES MAROCAINES...Extrait

Merci Thami...   Mes chants sont ceux des Hommes libres Nul ne les reconnaît pourtant Ils sont lourds de sens Qui peut les chanter ? Solitaire, je suis entravé Notre chant l’est aussi La corde au cou Ma langue est pourtant vive Elle bruisse encore Au milieu des sourds ; nulle fatigue Le verre plein se doit D’étancher toute soif Mes chants sont ceux des Hommes libres Personne n’en veut Chimères ! dit-on ; On passe et nous abandonne On nous tend piège sur piège et on nous dit : Plus jamais nul ne t’écoutera Quoique tu dises On... [Lire la suite]