Etoile, mon étoile,

De toute éternité ma Promise,

O ma folle sagesse inconnue,

Plus secrète que l’amour des roches,

T écoutes, immobile, consumée

Longuement, éternellement immobile,

Le tumulte et la sourde harmonie

Traversés de stridentes lumières

De mon espérance sauvage.

Eternellement immobile…

 

Dans le fond du puit de ténèbres,

Sur la face la plus lointaine

Où la matière ardente en étoile palpite,

Ton visage d’enfant ne transparaît pas;

Car tu es plus secrète,

Plus recouverte encore de voiles couleur de nuit,

Plus insaisissable

Que le fond d’une âme

Et pourtant je sais que tu es là

Mes bras et mes jambes sont autour de toi,

Ma bouche te respire.

Le battement muet de tes feux invisibles

C’est la pulsation régulière de mon cœur.

 

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JEAN AMROUCHE

 

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