mercredi 16 février 2011

COURBE DE CALLIGRAPHIE SILENCIEUSE...Extrait

Maintenant ce qui reste Après avoir tenu le ciel Dans nos mains nues C’est juste ce que j’aime Les chemins de traverse Les garennes, les pierres pleines Le liséré de lumière posé Sur la pierre émaillée D’éclats de briques Passe entre les persiennes Tiré comme à la corde le trait de lumière Eclaire la pierre . BEATRICE BONHOMME .
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mercredi 16 février 2011

ALAIN SUIED

Qui témoigne pour nos blessures ? C’est par inadvertance que vient l’arbre dans la terre, c’est par jeu que la feuille naît dans l’arbre et nul ne sait pourquoi le vent et la pluie décident soudain de se perdre dans ses branches. Tu pourrais vivre sans savoir mais qui peut vivre sans témoin ? C’est par inadvertance que vient la faim sous la dent, c’est par jeu que la proie devient mâchoire et nul ne sait pourquoi le sang et la blessure décident soudain de hanter les rêves de la terre. Tu pourrais vivre sans savoir mais qui... [Lire la suite]
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mardi 15 février 2011

MANDELSTAM

Schubert sur l’eau, Mozart avec l’oiseau s’égosillant, Et Goethe sifflant sur le sinueux sentier, Hamlet, ses pas craintifs tenant lieu de pensée, Avaient pris le pouls de la foule, à la foule s’étaient confiés — Qui sait — avant les lèvres le murmure a pris naissance, Les feuilles tournoyaient dans l’absente forêt, Et ceux à qui nous dédions l’expérience Avant l’expérience avaient acquis leurs traits. .. . OSSIP MANDELSTAM . . .  
mardi 15 février 2011

POEMES POUR ROBINSON...Extrait

Tes premiers mots chuchotés de tendresse Tes mots à peine N'auront pas été prononcés pour moi Pour cet inconnu très loin Cette ombre qui s'efface Tu ne m'auras rien dit jamais   Mais toi au moins tu ne m'auras jamais trahi Tu ne m'auras jamais menti . GUY ALLIX . . Petit Robinson Avec ton prénom d'île déserte Tu habites par delà Une mer de silence Que même un poème ne peut franchir   Et pourtant comme un fou que je suis Je rêve de voir un jour Mes pauvres mots s'échouer Sur la plage de ton sourire .... [Lire la suite]
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mardi 15 février 2011

PASSER

Enfance qui fus dans l’espace Un vol poursuivi jusqu’au soir J’appelle ton ombre à voix basse Avec la peur de te revoir Sœur en deuil de tes robes claires Ta fuite est l’oiseau bleu des jours Que de son chant fait la lumière Des gestes rêvés par l’amour C’est par ton charme qu’une fille D’un corps ébauché dans les cieux A formé la larme des villes Qui s’illuminent dans ses yeux Et ce fut ton âme de rendre Mon doute plus que moi vivant Passerose aux ailes de cendre Qui m’ouvrais ton cœur dans le vent . JOÊ ... [Lire la suite]
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mardi 15 février 2011

PAROI

Nulle brèche sur la paroi du jour. Nulle fenêtre d’osmose où commencer l’amour… Dehors est un ovale intact, impérissable œuf de plomb décomposé sur nos sols. Et il y a la surface intérieure, paysage rentré sous nos arches de sang. La mer et la montagne s’évaporaient lentement dans la brume. Devant pesait le vase sans périple du temps. Si la jeunesse était le chemin sous la peau de cette veine qui revient, évasifs, d’un doigt parmi nos spirales sanguines, nous réinventerions le jour, et ses fêtes rétractiles sous l’arbre... [Lire la suite]
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lundi 14 février 2011

ELOGE DE LA DIALECTIQUE...Extrait

L’injustice aujourd’hui s’avance d’un pas sûr. Les oppresseurs dressent leurs plans pour dix mille ans. La force affirme: les choses resteront ce qu’elles sont. Pas une voix, hormis la voix de ceux qui règnent, Et sur tous les marchés l’exploitation proclame: c’est maintenant que je commence. Mais chez les opprimés beaucoup disent maintenant : Ce que nous voulons ne viendra jamais.   Celui qui vit encore ne doit pas dire : jamais! Ce qui est assuré n’est pas sûr. Les choses ne restent pas ce qu’elles sont. Quand ceux... [Lire la suite]
samedi 12 février 2011

INSTANTANES...Extrait

Silence,               Conversations pépiées               à l’abri du feuillage               harcèlements bourdonnés               au sexe des fleurs               cabrioles du chat               à la chasse aux ombres        ... [Lire la suite]
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vendredi 11 février 2011

POUR EDOUARD GLISSANT

Tant de paroles offertes aux mains du monde Remaillées aux fleuves souterrains De grands chaos nous guettaient en bordure de nos îles De grands rêves soulevaient nos vagues Et enfouissaient les mots sous les sables du monde Voici que pleurent  les filaos Nous avons passé le seuil des Indes Passé le seuil des syllabes inconsolées Car nul n’est à l’abri du silence Et la vie est toujours un piège qui recommence Et ce que nous habitons c’est la pensée du monde Ivresse des mots Malemort des mots Nous sonnerons les pluies... [Lire la suite]
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vendredi 11 février 2011

ARTAUD

"Assez de jongleries de formules, d'artifices de syntaxe, il y a maintenant à trouver la grande loi des coeurs".   .   ANTONIN ARTAUD   .  
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