Râles de cymbale qui renâcle,
cirse ou ciseaux de cette tessiture,
tessons de soupirs naufragés,
clapotis qui glissent contre les courtines du lit,
rires épars striant l’ombre claustrale,
plaintes tiédies puis diffractées
sous les paupières closes dont
le rêve s’égare dans quelque cyprière,
et le navire des désirs cule,
avant que craille l’oiseau de volupté.

Mots coulis, tisons délités,
diorites expulsés des lèvres béantes,
brandons de caresses
quand s’éboule le plomb d’une mutité brutale,
et le corps recherche sa voix,
comme une plie remontant l’estuaire.

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ASSIA DJEBAR

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Oeuvre Tony Langen