Pensif, sans rien révéler de ses origines,

de quel lieu ses parents, de quelle province son autel,

malade et pareil à un dieu dans l’incertain,

dans l’achèvement muet, cet homme est parvenu ici

et ici il se repose, en un point ignoré

situé entre l’adieu aux siens et la nuit.

Ici il se couche, silencieux et ultime,

dans le temps épuisé de son voyage.

 

 

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ESPERANZA LÓPEZ PARADA

traduit de l’espagnol par Claude de Frayssinet

Extrait de Los tres dias in Poésie espagnole -1945-1990,

Actes-Sud/Editions UNESCO, 1995

 

 

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STELE2