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ton haleine chaude sur le cou de la nuit
ou le petit matin naissant entre nos doigts
nous voici tout vivants plongés dans l'éphémère
d'une foudre sans lieu ni point d'impact au sol
hors chair de passage mais quelle voix appelle
inaudible aux entours et de sève gorgée
à toutes les saisons c'est dire d'où tu viens
beau fantôme perdu mais quel chant traduis-tu
le pays est désert et le cœur dévasté
car je n'existe pas tu restes sa demeure

 

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CHRISTIAN  ARJONILLA

 

 

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Oeuvre Léonor Fini