Parfois, quand les rives fleurissaient, ils se faisaient voyage et la brise murmurait.
Couchés au même flanc, ils attendaient la vague qui les emporterait.
La mer était immense, pleine de promesses et des goélands blancs remplaçant les mots, se posaient sur le haut de l'écume d'un rêve que personne ne savait.
Une tête se nichait dans l'offrande des désirs et c'était la conquête des corps, à petits coups de rames. 
Invincible armada de l'amour. 
Et les flots étaient bleus comme les blés sont blonds dans tous les voyages. Il n'y aura pas de naufrage. Le temps est trop beau.

 

 

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 JOËL GRENIER

 

 

 

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Oeuvre Fréderic Childe Hassam