dimanche 26 septembre 2010

UN MOT

Quand tout semble ditEn cet instant de pur poème,Une flamme frissonne, qui défie l’indicible.Ce n’est qu’un mot, il défaille, il s’étiole,Mais il défait l’accord d’un pli, d’une assertion.Pourquoi dès lors frémit et se trouble tel sens,Qui gisait, évasif ou trop vertement cru ?Pourquoi la Revenante s’affirme si vivante,S’exaltant en ce lieu de grammaire et d’exil ?Langue impure! A la merci d’une rature,Elle mendie un béquet, elle appelle ce motQui édifie l’Absente puis la perd,Balayant son parfum, sa vorace présence . GASTON ... [Lire la suite]
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dimanche 11 avril 2010

RATURES

  Ce qui restera entre deux ratures, tu le nommeras poème. Un peu de terre remuée, un infime terrier de mots ou bien toute la terre s’arrondissant sous la main comme une pomme.  .  GASTON  PUEL .
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lundi 26 octobre 2009

L'ÂME ERRANTE...Extrait

Dire qu’on a vécu l’invivable Donnerait à penser que la vie S’accommode de ce qui la nie. Disons qu’elle se maintient Vaille que vailleSous les ratures, les injures, Les coups.Oui déchirée piétinée avilieLa vie assiste la vie.. GASTON  PUEL . Oeuvre Gaspar David Friedrich
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vendredi 16 octobre 2009

CHEYENNE AUTUMN...Extrait

Nous voulions changer le monde. Nous ne savions pas Qu’il changeait sans nous. Maintenant nous sommes plus près de nos morts, Nous comptons les espèces disparues, Les traditions perdues… Salut, Cheyennes ! Salut à vous dans le souffle du dernier bison. . GASTON  PUEL .
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vendredi 16 octobre 2009

L'INCESSANT, L'INCERTAIN...Extrait

On dit ma vie ; quelle présomption ! Rien ne nous fut donné, rien n’est jamais acquis. Nous avons tremblé, éphémère ébranlement dans l’ouverture apparente du monde, dans le feuillage frémissant du possible. Il ne reste qu’une existence derrière soi et l’évidence de plus en plus criante qu’il n’est que de mourir. Tout est allé si vite, nous ne tenons de rien la certitude d’avoir vécu.Le singulier, la marque de la personne, les signes du destin, autant d’apanages illusoires. Notre présence au monde se gagne en y renonçant. Nous... [Lire la suite]
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jeudi 27 novembre 2008

L'ÂME ERRANTE

... parce qu'elle invite à l'oubli de soi la poésie incite au pur oubli. Elle brûle le mobilier, efface les empreintes, ne garde de l'être que le lieu, promesse du poème. Ainsi se cristallisent dans la mémoire des éclats arrachés à l'existence, éclats qui nous déchirèrent. Ainsi plus durement la poésie nous fait paysan de nos malheurs. Plus durement la poésie nous fait écharde des malheurs de la terre, de l'avidité des hommes, de leurs criminelles institutions....GASTON  PUEL
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