Nous
voyageurs
à l'amble imprévisible
nous nageurs
luttant contre l'ombre
d'un ciel absent


nous errants
dans l'éloignement
n'avons que nos chimères
pour nous haler...


Une flamme
aussitôt cendre
et ces mains toujours lasses
d'un corps embrasé.


On craignait l'arythmie
de cet autre
qui incendiait nos mots.


Sur la morsure
de longs échos reviennent
déformés
grimaçants


On craignait son regard
d'écorché
son ignition
et sa bouche
dans l'imposture
d'un sourire crissant.


Le rêve clos
nous laisse nus
le coeur naufragé.

 

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AGNES SCHNELL

 Mezza Voce, Editions le Serpolet, 2012, p.22-23

 

 

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banksy-street-art

Oeuvre " street Art " de Bansky