Je veux des battements de vent,
où les oiseaux rêvassent
Des soleils buissonniers
pour courtiser les nuages
Des murmures de pétales
épanouis sur les mornes
Des mots aériens, libertins
pour fleurir ta bouche
Des eaux insoumises, des rives éblouies
pour cueillir les jours où tu t'es donnée
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La peau des pluies immobiles
L'amour dont j'ai rêvé
Deviné le cours infini
Sans rien dire de plus
Laissé aux caresses formuler
Le poème qui cherchait un regard
La tendresse des choses invisibles
Le lieu où coucher une étoile
Quand la nuit n'était plus qu'un souvenir
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Revenir au lieu du crime
Se vêtir de ce qui était perdu
Plus nu qu'un matin de givre
Quand criaient les oiseaux
Et la solitude des anges
La rue étreignait les ombres
Le temps s'en allait tout seul
Avec ses larmes et son fardeau
.
Ouvre-toi à mon souffle
Ma voix remplit de silences
Ma peau de rivières en crue
Ma résistance, mon abandon
Quand la douleur me submerge
Mes yeux de rêves dévorant
Ma saison de bête traquée
À chercher l'horizon
La mer enfouie, insondable
Accouche-moi à ton désir
Que je m'envole, renaisse
Hors du monde
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THIERRY MATHIASIN
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Slava-Fokk-Gallery

Oeuvre Slava Fokk