dimanche 17 juillet 2016

JEAN GABIN, LE PRESIDENT ( 1960 ) Propos sur la moralisation de la vie politique...

 Durant toutes ces années de folie collective et d’auto-destruction, je pense avoir vu tout ce qu’un homme peut voir: des populations jetées sur les routes, des enfants jetés dans la guerre, des vainqueurs et des vaincus finalement réconciliés dans les cimetières, que leur importance a élevé au rang de curiosité touristique ! La paix revenue, j’ai visité des mines. J’ai vu la police charger les grévistes, je l’ai vue aussi charger des chômeurs… J’ai vu la richesse de certaines contrées, et l’incroyable pauvreté de certaines... [Lire la suite]
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samedi 16 juillet 2016

QUE TU ES IMPATIENTE

La mort est passée ce soir-là Pour prendre un gosse de quinze ans Pour le serrer dans ses grands bras Et l’étouffer avec sa robe de jacinthes La mort a couché ce soir-là Dans un lit d’une belle fille Pour une étreinte d’une fois Et n’a laissé que cendre froide et sans parfum Que tu es impatiente, la mort On fait le chemin au devant de toi Il suffisait d’attendre Que tu es impatiente, la mort La partie perdue, tu le sais déjà Tout recommencera Le soleil sur l’eau Tu n’y peux rien L’ombre d’une fleur Tu n’y peux rien La joie dans... [Lire la suite]
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samedi 16 juillet 2016

ALBERT CAMUS...Extrait

"Quelque chose en nous a été détruit par le spectacle des années que nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui lui a toujours fait croire qu'on pouvait tirer d'un autre homme des réactions humaines en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter, torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne pas le faire, parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction, c'est-à-dire le... [Lire la suite]
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samedi 16 juillet 2016

EN PENSANT A EUX....

   Pour tout ceux qui se sont perdus, qui se retrouvent séparés par un état différent de celui de la vie....  .   
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vendredi 15 juillet 2016

LE CONSENTEMENT TACITE

(Après Nice, la lucidité permettrait un peu d'espoir!)   "Il était un homme, une fois, qui n'ayant plus faim, plus jamais faim, tant il avait dévoré d'héritages, englouti d'aliments, appauvri son prochain, trouva sa table vide, son lit désert, sa femme grosse, et la terre mauvaise dans le champ de son coeur. N'ayant pas de tombeau et se voulant en vie, n'ayant rien à donner et moins à recevoir, les objets le fuyant, les bêtes lui mentant, il vola la famine et s'en fit une assiette qui devint son miroir et sa propre déroute." ... [Lire la suite]
vendredi 15 juillet 2016

EN HOMMAGE AUX VICTIMES INNOCENTES DE NICE....

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jeudi 14 juillet 2016

LE MAÎTRE DES NAUFRAGES

Je ne suis qu’une disparition au milieu de ces océans évaporés : pas un oiseau dans le ciel ! Pas un cavalier en ronde ! Ni l’ombre d’un seul tambourineur qui devancerait une armée de mendiants et laverait dans un bac de sable un poème désabusé. D’autres villes me résorberont que j’appellerai désert. Des villes inaccessibles pour qui veut comparer des civilisations grandies dans le complot et la guerre, où l’amour ne chasse pas la haine, où la haine n’explique jamais les maladies du corps et de l’esprit. Des villes sans arc de... [Lire la suite]
mercredi 13 juillet 2016

LES PLAISIRS INTERDITS...Extrait

Si pour certains, la vie, c'est marcher les pieds nus sur des éclats de verre ; pour les autres, la vie, c'est regarder le soleil en face.    La plage compte les jours et les heures pour chaque enfant qui meurt. Une fleur s'ouvre, une tour s'effondre.    Rien n'a changé. J'ai tendu le bras, pas de pluie. Marché sur du verre, pas de soleil. Regardé la lune, pas de plage.    Qu'importe. Ton destin, c'est de voir des tours que l'on élève, des boutons de fleur, des enfants qui meurent; à... [Lire la suite]
mercredi 13 juillet 2016

BLANC SUR BLANC...Extrait

... Maintenant j’habite plus près du soleil, les amisne connaissent pas le chemin : c’est bond’être ainsi, à personne,dans les plus hautes branches, frère du chant exempt de l’oiseaude passage, reflet d’un reflet,contemporainde n’importe quel regard de surprise, seulement ce va-et-vient des marées,ardeur faite d’oubli,douce poussière à fleur d’écume,et seulement cela....Traverser le matin jusqu’à la feuilledes peupliers,être frère d’une étoile, ou de son fils,ou peut-être un jour d’une autre lumière de soie, ignorer... [Lire la suite]
mercredi 13 juillet 2016

JOEL GRENIER

Ce devait être écrit quelque part, sur une table des lois oubliée. En langue étrangère, en message codé.Sur une page blanche qui fuyait sa marge ou sur une plus noire qui ne demandait qu'à ouvrir un tout autre chapitre jusqu’à la conclusion.Ce n'est pas un roman, plutôt une nouvelle. Un livre cent fois lu qui toujours recommence et la plume posée sur le bord des bougeoirs ne trace après tout qu'une ligne au destin.Aux rayons de la lune, le ciel s'allume de verbes jamais conjugués au plus-que-futur parfait.Et si je ne sais pas lire, je... [Lire la suite]