dimanche 15 avril 2018

RESONNANCES

Il faut revenir exalter la peau mûrie de longues pensées inachevées. Il faut reconstruire la halte dans laquelle on a tout abandonné : l’épreuve et ses ruisseaux de peine, l’échec et ses tourbillons aiguisés comme les bords tranchants d’une falaise. L’innocence ne connaît pas le malaise des jours meurtris. Désarmer, on l’était déjà bien avant l’existence. Une vie entière à écouter en soi les oracles lointains, les troubadours de l’excellence et, si peu de murmures revenus de là-bas. Nulle part l’écho fragile d’un cœur solitaire. Nulle... [Lire la suite]

mercredi 11 octobre 2017

PERMIS DE SEJOUR...Extrait

IL est devant la porte ou devant la fenêtre. Mais l'a-t-on reconnu ? Il est venu peut-être Pour entendre nos voix et regarder nos yeux. Ces routes de la nuit mènent vers ses grands yeux. Il voudrait nous parler aussi; mais nulle larme Ne lui est de secours. La mer brûle ses armes Et ses navires, ses aurores, ses couchants. Nous sommes là plusieurs à écouter son chant Et son souffle pareil aux orages de sable. Et tout devient plus beau. Nul contour haïssable, Nulle faim, nulle soif, pour tenir son amour. D'où revient-il ? Du Nord ?... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
samedi 11 février 2017

TRANSPARENCES

Un matin bruissant froissé de bruits sourds de voix contenues un matin chagrin s’il n’y avait cette ferveur inavouée récurrente ce chant au loin palpitant. Le nom imprononçable s’est replié avec la nuit comme une carapace vide une cuirasse d’insecte craquant sous nos pas. Le nom s’est pulvérisé sur nos lèvres impatientes. Reste le souffle l’élan qui nous porta. Aller au plus saillant de notre légende aller jusqu’à l’ardeur blessante et chercher chercher ranimer l’éparpillé aller au-delà de la voix aimée dans l’absence marquetée... [Lire la suite]
samedi 21 juin 2014

RENE GUY CADOU

Je crois en toiVisage parmi les pierres veinées de soieLe plus seul avec son courageLe plus près de la terreSous sa taie de soleilTu glisses avec les algues de douceurEntre les rameaux blancs les mainsL'humus découvert des saisonsTu portes sur le front le tatouage des tempêtesLes stigmates du fleuveDerrière toi il y a tout un passé qui s'ouvreUne enfance incertaineDes pas inachevésLe meilleur de toi-même que tu croyais perdu   . RENE GUY CADOU .          
samedi 24 novembre 2012

CE QUE J'ETANCHE

Je m’habitue aux mouvances Du voyage et N’entends plus rien que le souffle de la monture   Et puis ce que je vois    Je vois un peuple cendré D’irrévérence Dans la plaie   uni Trente mille morts ici Et la marche pèlerine Se lève et le torrent, ailleurs   Je vois l’onde   morne et symétrique Les déchirements d’Abraham puis Les terrassiers Fouettant les bandes L’enchaînement des faits Se lève et le torrent, ailleurs    L’étincelle du peuple S’enfle et dore à la noce ... [Lire la suite]
mardi 30 octobre 2012

L'ODEUR DE L'OMBRE

L'odeur de l'ombre Une odeur d'impatience de nudité de naissance inachevée… Étonnante mobilité des choses, voies multiples ouvertes ou farouches fenêtres closes sur l'infini... . . . AGNES SCHNELL . . .      
Posté par emmila à 21:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
dimanche 25 avril 2010

LA VIE IMMEDIATE

Tous les arbres toutes leurs branches toutes leurs feuilles L’herbe à la base les rochers et les maisons en masse Au loin la mer que ton œil baigne Ces images d’un jour après l’autre Les vices les vertus tellement imparfaits La transparence des passants dans les rues de hasard Et les passantes exhalée par tes recherches obstinées Tes idées fixes au cœur de plomb aux lèvres vierges Les vices les vertus tellement imparfaits La ressemblance des regards de permission avec les yeux que tu conquis La confusion des corps des... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,