mercredi 19 avril 2017

PASSAGERE DE LA DUREE...Extrait

Ce temps composé de fragments d'éternité lorsque tu implosais en mille rayons de fruits ce temps mitoyen et distant pareil aux grilles du désert où l'on attache les chevaux de l'eau aux pieds en flamme.   Ce temps de presque rien où tu vivais de fines embrasures d'un brin de matin d'un souffle de feuillage fraîche vocalise dan la gorge.   Ce temps de nul temps sans repères ni boussole où tu mourrais de morsures de fleur en plein poumon du chagrin de l'abeille d'une griffure d'oiseau de sel à même la... [Lire la suite]
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dimanche 5 mars 2017

DES PAYS

Certains pays portent de grands manteaux de feuafin de se protéger de la nuit pareils aux saints des temps anciensallant, venant et causant à voix basseà travers les jardins épicés de légendes. Des pays où des paysages intouchabless’éveillent en sursautau plus noir du sommeilpour expirer à force de splendeur- écriture d’incendiesous la plume du poète. Il existe des terres d’orgueilleux testamentslourdes d’encensde danses, de fontainesoù chaque pierre est un berceau de colèreatterrée de n’avoir que la mortà offrir aux enfants du... [Lire la suite]
dimanche 5 mars 2017

VISITEURS AUX PORTES DU JARDIN

Pareils à ces arbres qui voyagent dans les textes ils se mettent en marche à la lueur des amandiers pressés d’atteindre l’eau qui flambe depuis un millénaire dans un village en mal d’oiseaux et qui à contre-orage repart à vide. Visiteurs aux portes du Jardin leur cercle s’élargit comme des chats miroitants que dessine la peur sur les murs des cathédrales abandonnées. Toujours la même ligne infranchissable toujours la même errance le même mort la même griffe la même blessure une botte sur le cœur et cette lune qu’ils tiennent serrée... [Lire la suite]
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mardi 5 mars 2013

D'AUTRES ANNONCIATIONS...Extrait

Seuls subsistent ces nœuds de parole sur la langue pour te rappeler le goût d’oiseau déchiré de l’enfance.   Seuls te sont concédés un reste de pays suspendu à l’azur par un fil de neige et l’adieu des mouchoirs au bord de l’infini.   Tu lèves le bras et saisis la ville tes mains ouvrent la fente par où surgit la mort. Tu hèles le troupeau ingénu des images avant de renverser le soleil sur ton tablier : il reste à même la peau des cicatrices de mûres et d’oranges amères.   Tu t’en iras plus tard... [Lire la suite]
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vendredi 7 décembre 2012

L'INTERVALLE...Extrait

" Venus de plus loin que l’enfance À bout de départs et de retours De chutes et d’assauts Nous basculons dans la blancheur unanime Ni sanglot Ni amertume Pas même un bruissement Mais l’intervalle. Nous nous réveillerons peut-être En une danse de sable À l’écart de nous-mêmes Avec un visage anonyme L’éternité au fond de la gorge. Nous revenons de tant de comas De la conjonction des voix et des silences Du lointain et du proche De ce lieu où quelqu’un marche Si léger, si invisible Qu’il traverse nos murs de part en part Sans... [Lire la suite]
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jeudi 6 décembre 2012

LES ENFANTS D'AVRIL...Extrait

Beyrouth, lourde fleur de guerre, plus dense que chargement de myrrhe, repose à même nos épaules, métissée de dieux de marbre et de siècles magnétiques. Cité en marche vers l’étoile du midi, elle suscite la convoitise pour le bronze de ses fontaines et la volière de son regard. Louange aux boucles noires de ses édifices, au front fêlé des façades, à son martyre, à sa souveraineté d’aimer, à son ventre enfantant l’éternel supplice ! (...) Le fantôme de l’Apocalypse bat des ailes sur les quartiers. L’éclatement des vitres lacère nos... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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