mardi 14 novembre 2017

NOTA BENE

Je peinsUn tableau noir, très noir,Profond,Rien que noir, suies, brumes, encres, crasses,Pour qu’on y voie mieuxLe contrasteEt je laisse pendue au bout d’une ficelleUne craie blanche pour écrireBonjour ! Ou bien Va t’en !Ce qui vous sert de cri, de façon d’exister,Que vous êtes naïfs à me croire mélancoliqueUne pensive statue plongée dans le regretRésignée qui s’afflige,Si je penche la tête et si je serre mes bras c’estPour serrer plus étroit ce feu que je préserveEt même s’il me dévoreJ’attends, dans ce désordre, une seule parole... [Lire la suite]

mercredi 11 octobre 2017

POESIE COMMUNE...Extrait

  Regrettant toujours  CE sera peut-être comme dans cette vie: Je m'écrierai: c'est ici que je veux demeurer, Comme je m'exclamais autrefois devant un beau domaine, C'est ici que je veux vivre, je dirai: dressez une tombe ici.   Mais la mort ne me laissera pas plus de répit que la vie. Elle m'éloignera de tout ce qui me sera cher, Les forêts, les mers avec leurs chevelures, Resteront en arrière sur un rivage immatériel.   Parfois je reconnaîtrai le jardin calme Que j'ai vu de la fenêtre en cette... [Lire la suite]
samedi 15 novembre 2014

CENDRES ERRANTES

Je traîne mes savates d'algues, Dans les couloirs ivres De mes nuits sans étoiles. L’ailleurs Où m’attendent mes cohortes d’anges bleus, Mes miroirs d’oubli, M’appelle, des ondes assoiffées Où se consument les symphonies du cristal muet. Je t’appelle, muse crucifiée ! Allons replanter les jasmins, Renaître plus loin Que nos cendres gémissantes, Que le verbe agonisant, Retracer les mèches des résurrections. Répondras-tu à mon appel, Ange de cire ? Je t’attendrai aux carrefours des grands départs. .   MOKHTAR EL AMRAOUI "... [Lire la suite]
lundi 11 novembre 2013

ROSTRO DE VOS / VISAGE DE TOI

Tengo una soledad tan concurrida tan llena de nostalgias y de rostros de vos de adioses hace tiempo y besos bienvenidos de primeras de cambio y de último vagón tengo una soledad tan concurrida que puedo organizarla como una procesión por colores tamaños y promesas por época por tacto y por sabor sin un temblor de más me abrazo a tus ausencias que asisten y me asisten con mi rostro de vos estoy lleno de sombras de noches y deseos de risas y de alguna maldición mis huéspedes concurren concurren como suenos con sus renconres nuevos... [Lire la suite]
dimanche 3 mars 2013

MON ENFANCE

J'ai eu tort, je suis revenue dans cette ville loin perdue où j'avais passé mon enfance. J'ai eu tort, j'ai voulu revoir le côteau où glissaient le soir bleus et gris ombres de silence. Et je retrouvais comme avant, longtemps après, le côteau, l'arbre se dressant, comme au passé. J'ai marché les tempes brûlantes, croyant étouffer sous mes pas. Les voies du passé qui nous hantent et reviennent sonner le glas. Et je me suis couchée sous l'arbre et c'étaient les mêmes odeurs. Et j'ai laissé couler mes pleurs, mes pleurs. J'ai mis mon dos... [Lire la suite]
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samedi 23 octobre 2010

LA FIN DE L'ETE...Extrait

Enferme cet été dans une boîte de paille, dans une tour de sable, dans une étreinte de vent, dans le calice d’un pavot. Enferme le sans force. Enferme le pour qu’il puisse de nouveau, apparaître un jour où tu seras seul, un jour d’hiver apparaître comme un parfum, comme un oubli. Comme un signe salutaire. . VLADA  UROSEVIC .

mercredi 31 mars 2010

LA VIE IMMEDIATE...Extrait

Au terme d'un long voyage, je revois toujours ce corridor, cette taupe, cette ombre chaude à qui l'écume de mer prescrit des courants d'air purs comme de tout petits enfants, je revois toujours la chambre où je venais rompre avec toi le pain de nos désirs, je revois toujours ta pâleur dévêtue qui, le matin, fait corps avec les étoiles qui disparaissent. Je sais que je vais encore fermer les yeux pour retrouver les couleurs et les formes conventionnelles qui me permettent de t'aborder. Quand je les rouvrirai, ce sera pour... [Lire la suite]
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mercredi 4 février 2009

EPIPHANIA 1937

      La mer en fleurs et les montagnes au décroît de la lune ;         La grande pierre près des figuiers de Barbarie et des asphodèles ;         La cruche qui ne voulait pas tarir à la fin du jour ;         Et le lit clos près des cyprès et tes cheveux         D'or : les étoiles du Cygne et cette étoile, Aldebaran.         J'ai maintenu ma vie, j'ai maintenu ma vie en voyageant  ... [Lire la suite]
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samedi 24 janvier 2009

LES ECRITS S'EN VONT...

Le satin des pages qu'on tourne dans les livres moule une femme si belle Que lorsqu'on ne lit pas on contemple cette femme avec tristesse Sans oser lui parler sans oser lui dire qu'elle est si belle Que ce qu'on va savoir n'a pas de prix Cette femme passe imperceptiblement dans un bruit de fleurs Parfois elle se retourne dans les saisons imprimées Et demande l'heure ou bien encore elle fait mine de regarder des bijoux bien en face Comme les créatures réelles ne font pas Et le... [Lire la suite]
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lundi 13 octobre 2008

RESIDENCE SUR LA TERRE...Extrait

Dès cet instant, comme un départ vérifié au loin, sur de funéraires gares de fumée ou des jetées solitaires,dès cet instant je le vois se précipitant dans sa mort,et sens derrière lui les jours du temps qui se referment.Dès cet instant, je sens qu’il part, brusquement, se précipitant dans les eaux, mais quelles eaux, quel océan,et ensuite, sous ce choc, des gouttes surgissent et je sens se produire un bruit,un bruit déterminé, un bruit sourd,une trombe d’eau fouettée par son poids,et de quelque part, de quelque part je sens que ces... [Lire la suite]
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