samedi 5 mai 2018

DANS LE DOUTE ET LA FERVEUR...Extrait

...   Le monde, oui, dans sa beauté cruelle, je ne veux pas le dire Si je me tais, c'est colère et défi, incandescence   Pourtant je pourrais dessiner les dentelles du possible, ombres chinoises sur l'écran du réel, le rêve, suraigu, d'une île de soleils éblouis, sans férocité L'amour, s'il existe, je pourrais le dire L'énigme au coeur du vivre, comme un ver dans le fruit, je pourrais l'approcher   Cette parole surgie de nulle part, brûlante et sauvage Cette parole d'origine, je pourrais la tenter Un... [Lire la suite]

vendredi 2 mars 2018

CADEAUX

Je donneDes soleils couchants ivres de cuivre blondLeurs fanfares rouges la passementerie des nuagesLes prairies où bleuit l’ombre de tes paupièresEt cette terre fine d’où jaillirent tes mainsLa peur ancrée des nuits aux bastingages du navireLa faiblesse jaune du fanal qui trembleEt les cordages qui soutiennent ta gorgePour qu’elle s’ouvre au vent comme une voile rassuréeLa vie qui bat dans le poignet des pierresFrissonnante et le souffle qui court sous ta peauLa grâce descendue sur la fleur penchée Sa tête qui s’incline et... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 22 mai 2017

LES SECRETS DE L'ECRITURE

Je n’écris pas pour quelques-uns retirés sous la lampe Ni pour les habitués d’une cité lacustre Pour l’écolier attentif à son cœur Non plus pour cet enfant paresseux qui sommeille Entre mes bras depuis cent ans Mais pour cet homme qui dépassé par l’orage N’entend pas la rumeur terrestre de son sang Ni l’herbe le flatter doucement au visage J’écris pour divulguer ce qui vient des saisons La neige pure ainsi qu’une main féminine Et le pollen éparpillé sur les gazons Aussi l’agneau qui fait le calme des montagnes J’écris pour dépasser la... [Lire la suite]
mardi 17 janvier 2017

NE PARLE PAS AUX SOLEILS GRIS

Ne parle pas d’amour aux oiseaux des murs Tiens-toi tranquille ne dérange pas l’horizon du silence Sois secret comme l’île peuplée de totems et de lances Retiens ce qu’il reste de nuit sous tes paupières En cas de détresse danse danse danse Jusqu’à ce que Mère Terre écoute ta blessure Danse jusqu’à ce que tes dents blanches rient Mais ne parle pas d’avenir infini aux soleils gris aux lunes de tristesse et d’errance.   .   ANDRE LAUDE   .   Oeuvre Qin Tianzhu
jeudi 29 décembre 2016

LA LUMIERE DANS LES ARBRES...Extrait

Nous avons négligé le simple pour l'insignifiant, nous avons choisi l'or qui tache les mains au lieu de l'amour qui est sans prix. Nous avons choisi la haine, la rancœur, l'amertume et nous ne sommes plus que de maigres feux éteints dans la lande. Oui, je vois des incendies, des désastres partout et quelques pauvres gens qui osent encore, osent encore dire Non mais l'on n'entend même plus leurs voix perdues dans notre nuit commune. Ils viennent de très loin, éparpillés dans l'univers, ils viennent des massacres, des misères, des... [Lire la suite]
mardi 8 novembre 2016

JOËL GRENIER

"Le murmure de ses lèvres comme une brume légère pour taire les plaies. Le doux de son regard comme un voile de ouate pour cacher les blessures. Ses mots étaient des soleils rares qu'elle plantait dans le ciel quand il était chagrin.Elle était magicienne, princesse du silence au milieu des tourments et d'un geste discret, apaisait les vagues quand elles se faisaient grosses.Elle avait sur sa peau un drap de velours qu'elle baissait un peu quand on lui faisait la cour.J'attends l'hiver qui lui ressemble pour me réchauffer."   . ... [Lire la suite]
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samedi 5 novembre 2016

LES PUR-SANG ...Extrait

... . Essentiel paysage. Taillés à même la lumière, de fulgurants nopals des aurores poussantes, d'inouïs blanchoiements, d'enracinées stalagmites porteuses de jour O ardentes lactescences prés hyalins neigeuses glanes Vers les rivières de néroli docile des haies incorruptibles mûrissent de mica lointain leur longue incandescence. La paupière des brisants se referme - Prélude - audiblement des youcas tintent dans une lavande d'arcs-en-ciel tièdes des huettes picorent des mordorures. . Qui rifle et rafle le vacarme, par-delà... [Lire la suite]
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vendredi 4 novembre 2016

PROPHETIE

Moi démineur des vents Homme des mille chemins de l’homme Et des mille carrefours Je joue à vivre sur la marelle d’une île Mon sang éteint la nuit qui se rebelle En une seule violence d’abeilles descellées J’écorche patiemment la nuit Rêve à rêve Et  je recommence avec toi la naissance du monde J’aurais payé comptant l’oiseau levé dans L’aiguille du jour Et qui brode tes yeux d’araignée fabuleuse Moi démineur des vents J’ai pris racine dans la flambée des lèvres J’ai jeté l’ancre J’ai pavoisé la route de soleils... [Lire la suite]