lundi 13 juin 2016

HOMMES ET BÊTES...

A toi Centaure, à ta moitié humaine ; A vous chimères, et monstres incomplets ; A vous, hybrides, à vous énergumènes, que l'on traite d'impurs ou d'imparfaits ; Nous rallions nos cœurs, nos âmes pleines, Tous dans un même élan pour entonner Cette chanson où l'on s'est retrouvé A ce refrain toujours nous ramène : Hommes et bêtes, venez dessiner La carte de notre voyage immense, A l'impossible on est destiné Sur tous les chemins de TransHumance La terre sous nos pieds comme semelle Sur nos têtes les cieux comme chapeau... [Lire la suite]
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mardi 10 mai 2016

ETTY HILLESUM

Il faut oublier des mots comme Dieu,la Mort, la Souffrance, l'Eternité.Il faut devenir aussi simpleet aussi muetque le blé qui pousseou que la pluie qui tombe.Il faut se contenter d'être. .   ETTY HILLESUM   .  
lundi 2 mai 2016

LA DEMEURE DES MOTS

 Ce que fut sa demeure Et son horizon de fuchsias Encor là comme un zeste d'étoile   La demeure Où le battement lent de son cœur Épouse la souffrance Et l'absence   Aujourd'hui Murmure clair-obscur La poussière des rayons engrange Les versets d'un visage ébloui   Et même une voix d'ange Se glisse dans les mots Un visible silence d'amour Se répand Auréole De la lueur d'étoile   Je pressens La fraicheur inouïe du jasmin Parfum de l'infini Le ciel au fond de l'ombre Naissant dans la... [Lire la suite]
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samedi 12 mars 2016

CAHIERS DE LA KOLYMA...Extrait

(fragment) Pour Boris Pasternak Dans un passé encor récent, Le soleil réchauffant les pierres, La terre brûlait mes pieds Nus tout couverts de poussière. Et je gémissais sous les tenailles du froid Qui m’avaient arraché ongles et chair, Je brisais mes larmes avec la main, Non, ce n’était pas en rêve. Là-bas dans des comparaisons banales Je cherchais la raison des coups, Là-bas le jour même était supplice Et arrangement avec l’enfer. J’écrasais sous mes mains terrifiées Mes tempes blanchies et en sueur, Et ma chemise salée Se... [Lire la suite]
dimanche 28 février 2016

EL OTRO SUENO...Extrait

J’ai passé ma vie à concilier les contraires. Me disant : bien et mal ne sont pas si différents, oui est souvent non, mon amie est mon ennemie, le plaisir fait si mal qu’il s’apparente à la douleur et les jours de fête sont jours d’ennui. J’ai passé ma vie à grelotter au mois d’août Et à mourir de soif auprès de la fontaine. Mais c’est fini. Je ne veux pas que le rire se déguise en pleurs, que les baisers blessent, que la mort sauve, ni que le soleil d’été soit ombre tout au fond, et le désert océan. Je veux revenir en... [Lire la suite]
dimanche 4 octobre 2015

BLESSURE VUE DE LOIN

Ah ! le monde est trop beau pour ce sang mal enveloppé qui toujours cherche en l'homme le moment de s'échapper! Celui qui souffre, son regard le brûle et il dit non, il n'est plus amoureux des mouvements de la lumière, il se colle contre la terre, il ne sait plus son nom, sa bouche qui dit non s'enfonce horriblement en terre. En moi sont rassemblés les chemins de la transparence, nous nous rappellerons longtemps nos entretiens cachés, mais il arrive aussi que soit suspecte la balance et quand je penche, j'entrevois le sol de... [Lire la suite]
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jeudi 6 août 2015

ESPACE...Extrait

Poètes qui montez la garde aux gouffres des saisonsCelle du meurtre ou celle de la guerre, celle de lahaineou celle du sangPoètes grands poissons sacrés lâchés parmi lesombres des hauts fondsqui vous faites témoins des dieux et dessemencesvous êtes comptables de la passion du mondede si longtemps en mal de joie. Nulle pierre, nulle plaie, nul sel, nulle saumurene vous peuvent demeurer inconnusTant pis si votre sang est plus riche à coulersi votre plainte est la plus longueet votre souffrance la plus irritée N’est-ce vous... [Lire la suite]
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lundi 19 janvier 2015

SEMEZ DU JASMIN PARTOUT OU IL AURA ETE ARRACHE

Vos visages désenchantés émaciésmais si fiersvos regards insistantsvos têtes penchéesyeux fermés dans vos mainsmontrent vos traits accablésvos silences perçantsles gerçures de la souffrancel’ensemble des arbustes et sarments grimpantsde jasminque l’on a arrachés partout de vos corpsde vos espritset jetés à brûler jusqu’au dernierdans le feu le plus lent des caves des prisonset qui n’en finit plus de se consumerle livre est ouvert sur vos visagesà la page de la torturemême le vent le plus incisifn’arrive pas à la tournervos visages me... [Lire la suite]
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mardi 7 octobre 2014

PARIS

Quand je marche et pleure dans la rue Gît-le-Coeur je regarde Les hirondelles en fleur celles qui s'arrêtent quand Le ciel prend son temps avec les roses J'arrive matin d'or Du boulevard Saint-Michel ou soir sang de la rue Saint-André Des-Arts Je marche dans la rue Gît-le-Coeur pour son nom   J'ai des rivages vagues dans les yeux Gît-le-Coeur quand J'invente que je vais y retrouver une femme sans odeur Dont je n'ai pas touché le verso de la peau ni les pleurs Et je cours comme un sucre affolé sous la pluie avec Ma... [Lire la suite]
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dimanche 6 juillet 2014

FRESQUE SUR LE MUR

Nous disons beaucoup de choses à présent, Du coucher du soleil sur la terre menue. Sur le mur pleure Hiroshima… Une nuit s’en va, et dans le plein midi, Nous n’emportons de notre monde Que la forme du trépas. … Pour tes yeux, d’autres temps, Pour mon corps, une autre histoire, Et dans le rêve nous réclamons le jasmin. Lorsque le monde nous dispersa, il y a quelques années de cela, Les murs étaient rétifs à l’entendement. Les cachets d’aspirine Ramenaient la fenêtre, les oliviers et les rêves à leurs propriétaires. Et la tendresse... [Lire la suite]