dimanche 25 juin 2017

LE DESERT ECLAIRE DU MINOTAURE

Je sais de l’Europe que son nom est grec, il veut dire Grands Yeux. Je sais qu’elle fut enlevée dans une région de l’actuel Israël par le roi des Dieux, Zeus, qui l’emmena en Crète. Je sais qu’elle fut la mère de Minos, constructeur du plus célèbre labyrinthe de l’histoire. Ce parcours à reculons m’aide à savoir que l’Europe d’aujourd’hui est apparentée à un édifice labyrinthique aux nombreuses entrées et sans issue. Avant tout, sans issue : du format Europe on ne revient pas en arrière. Son union monétaire retient ses membres, comme... [Lire la suite]

vendredi 16 juin 2017

LA LUMIERE DU MONDE

Jamais le monde n’a été aussi fort. Le terrorisme tel qu’on le connaît historiquement ne réussit qu’à renforcer le système qu’il prétend attaquer, bien que certains de ses membres aient pu avoir des têtes d’anges. Jamais la négation de l’âme n’a été aussi forte et tranquille. L’esprit n’est plus même nié, c’est plus sournois qu’une négation. Nous sommes comme des prisonniers dont le corps seul aurait le droit de sortir. L’âme va rester vingt-quatre heures sur vingt- quatre en prison : le reste, le clinquant, c’est seulement cela qui... [Lire la suite]
dimanche 4 juin 2017

ALLEZ-Y

Je ne veux plus parler des corps alignés par terre Dans leurs sacs Ni du troupeau serré dans les barrières qui rue Et vous comptez Un égorgé ici et quatre vingt ailleurs brûlés Mille au fond de la mer Et il y aurait à Londres des Français dans le lot C’est plus grave Que si c’était des Polonais ou des Inuits ou des Espagnols Et les barrières Autour des bœufs et des poules élevés en batterie Se resserrent Les sabots les cornes les becs les ergots se barbouillent D’innommable rouge On évalue selon la statistique qu’à eux seuls ils... [Lire la suite]
vendredi 26 mai 2017

EXPEDITION NOCTURNE AUTOUR DE MA CAVE

  « Et nous aurons aimé le vin des rêves comme jamais, nous aurons vendangé les sourires et les regards, nous aurons parcouru la pénombre des anciennes venelles au pied des vignobles lumineux, nous aurons exploré les niches où dorment les plus improbables flacons de jaune, nous aurons mesuré jour après jour la véraison des grappes et l'allure des nuages, nous aurons habité les faubourgs autour desquels la vigne s'éveille et se range et verdoie sur les coteaux, nous aurons bu l'amour de climats en climats, de parcelle en... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
vendredi 12 mai 2017

MOI...NOUS

Moi n'existe pas si le nous est absent La racine du racisme c'est la négation de soi-même, renier un alter ego de l'espèce humaine est un rejet de l'humanité, ne peut s'affirmer être humain un vivant qui se réclame d'une identité autre qu'humaine. Le rejet de son semblable est le propre de l'inculture, la grande dérive de ce monde est le monopole des cultures, la culture d'un peuple est un air commun à chaque humain, ça circule, s'il n'est pas respiré, l'étouffement est assuré.   .   KAMEL YAHIAOUI     . ... [Lire la suite]
dimanche 7 mai 2017

LE SOLEIL SE MEURT...Extrait

Qui parle de refaire le monde ? On voudrait simplement le supporter avec une brindille de dignité au coin des lèvres. L'époque est banale moins étonnante que le tarif d'une prostituée Les satrapes s'amusent beaucoup au jeu de la vérité Les déshérités se convertissent en masse à la religion du Loto Les amants se séparent pour un kilo de bananes Le café n'est ni plus ni moins amer L'eau reste sur l'estomac La sécheresse frappe les plus affamés Les séismes se plaisent à compliquer la tâche des sauveteurs La musique se refroidit Le sexe... [Lire la suite]

samedi 6 mai 2017

LA VICTOIRE DE GUERNICA

Hommes réels pour qui le désespoir Alimente le feu dévorant de l'espoir Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir   PAUL ELUARD   .     Beau monde des masures De la nuit et des champs     Visages bons au feu visages bons au fond Aux refus à la nuit aux injures aux coups     Visages bons à tout Voici le vide qui vous fixe Votre mort va servir d'exemple     La mort coeur renversé     Ils vous ont fait payer la pain Le ciel la terre... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 5 mai 2017

FAUTE DE MENEE

La question point au cœur de l’oiseau et il chante encore (opposé au silence, ne pouvant rester muet, de sa toute vibration au contraire, à tue-tête) la cantilène que les prophètes n’entendent pas, faute de trace en eux de ce qui est beau en ce monde. Pas davantage un seul instant il ne songe à l’exil bien que ce soit au cœur même du buisson qu’il habite, dût celui-ci flamber lui n’en sera pas aveuglé, ni son chant ne perdra sa capacité d’émergence dans le lent cataclysme de notre pandémonium. A l’aplomb, sous le sommet de son... [Lire la suite]
mercredi 3 mai 2017

A CEUX QUI VIENDRONT APRES NOUS

Vraiment, je vis en de sombre temps ! Un langage sans malice est signe De sottise, un front lisse D’insensibilité. Celui qui rit N’a pas encore reçu la terrible nouvelle. Que sont donc ces temps, où Parler des arbres est presque un crime Puisque c’est faire silence sur tant de forfaits ! Celui qui là-bas traverse tranquillement la rue N’est-il donc plus accessible à ses amis Qui sont dans la détresse ? C’est vrai : je gagne encore de quoi vivre. Mais croyez-moi : c’est pur hasard. Manger à ma faim, Rien de ce que je fais ne m’en... [Lire la suite]
jeudi 27 avril 2017

LA QUESTION D'INDIVIDU !

Dans Paris, tu pisses tes bières en vociférant ta réussite sociale en prétentieux frimeur et quand ton aide est sollicitée alors qu’un enfant souffrant a besoin de soins, tu souris d’ironie car tu y vois une arnaque burlesque et compliquée ; il ne faut donc pas chanter le vaudeville et tant pis si l’enfant gémit seul comme un poulain pendu dans la détresse de sa maman. Mais, quand un chef politique parle de petites escarmouches lancées à son endroit par la localité bancaire qui l’a enrichi, tu te déchaînes à son secours d’une volonté... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,