Il n’y aurait donc que cela. L’instant du dernier souffle
     Et, face à cette unique étincelle d’agonie, un territoire d’inexprimable solitude où l’errance de mon écrit contre en de vains suspens l’incompétence et l’abattement de mon penser.
     Alors, d’exorcismes en manifestes, le verbe ne peut que subir dans l’accablement l’attirance que le secret du double veut nous faire pressentir, l’extase du passage où se perd en moi l’énigme de ma différence.
     Il n’y aurait donc, pour vivre, que cette inaptitude devant la déchéance de mon identité.
     Ô mon corps stérile, assidûment sou¬cieux de retarder l’échéance unique de mon penser, ô fabrique de ma vie, insoucieux instrument qui s’oppose à la connaissance de sa fin !

 

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ALAIN MEAUMEJEAN

 

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fin