samedi 12 août 2017

CARESSE

Mes chaudes mains, baigne-les Dans les tiennes.... Rien ne calme Comme d'amour ondulés Les passages d'une palme. Tout familiers qu'ils me sont, Tes anneaux à longues pierres Se fondent dans le frisson Qui fait clore les paupières Et le mal s'étale, tant, Comme une dalle est polie, Une caresse l'étend Jusqu'à la mélancolie.     .     PAUL VALERY     .
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samedi 8 juillet 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Elle rêvait souvent, alors...Elle multipliait les rêves comme si la vie, menacée dans son terme, avait besoin d’être doublée, prolongée par l’illusion du songe.Son inconscient créait des lieux infinis. Elle passait de l’un à l’autre avec aisance, traversait le temps, les âges, les contrées sans s’étonner. Elle nouait le presque réel à l’absurde sans se réveiller. Il lui arrivait d’en rire dans son sommeil, d’en sourire encore se réveillant......Ses rêves germaient le jour et s’épanouissaient la nuit. Mais, de temps à autre, ils... [Lire la suite]
samedi 25 mars 2017

HIMOUD BRAHIMI

Si j'avais à choisir parmi les étoiles, pour comparer, le soleil lui-même ne saurait éclipser la lumière du verbe que tu caches aucun lieu sacré, ni aucune capitale ne saurait réunir ce que chaque matin le lever du jour t'offre comme guirlande. Là où le poète dit ce que le coeur enfin fait savoir tout alentour. Là où le poème, comme une miche de pain caresse la faim de l'intelligence. Là où la confession à tendance à se dépasser pour le bien du prochain. Là où la musique enchante le vent et fait danser les vagues et les... [Lire la suite]
dimanche 12 mars 2017

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

Lumières d’octobre comme un bonheur inespéré déployant ses filets un félin assoiffé qui voit venir l’hiver Oh ! les feulements du vent quand les temps se renversent Soleils d’octobre illuminant le ciel entre deux averses La vie est douce, et lente, et douloureuse Le présent bat le rythme Cœur d’espace et de transparence La beauté souveraine rayonne en sa fragilité Nous n’avons rien à dire sinon cette caresse de lumière . . . COLETTE GIBELIN . . .
samedi 28 janvier 2017

LES RENCONTRES DES JOURS...Extrait

Une pensée sans mots pensée sur la pointe des pieds entre sourire d’amitié caresse inachevée silence heureux A peine l’éclair vif d’une truite au torrent la trace  s’effaçant d’une étoile filante ou l’esquisse du chant d’un oiseau très petit une pensée de toi m’a effleuré en chuchotant Je ne fais que passer C’était ta voix ta voix de vent léger sur les dunes ta voix de mer qui souffle sous une lune pâle voix de pieds nus  de feu de bois de citronnelle de la mousse d’écume aux crêtes de la vague ta voix traverse-temps qui... [Lire la suite]
jeudi 22 septembre 2016

SUR UN VOEU DE PAUL ELUARD

« Toute caresse, toute confiance se survivent ! » Ces mots tout simples de lumière Paul Éluard les a écrits Mots plus fervents que la prière Et plus éclatants que le cri… Ils sont plus forts que l'invective Que la violence ou le mépris Ils ont jailli comme l'eau vive Le cœur y parle avant l'esprit… « Toute caresse, toute confiance se survivent ! » Où sont les lendemains qui chantent Et ce bonheur toujours promis ? Dans les cités indifférentes Chacun croit voir ses ennemis… Mais si, par hasard, il arrive D'entrevoir un... [Lire la suite]
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lundi 15 décembre 2014

L'ARBRE ABATTU

Un léger relief arrête la main. A peine sensible, un sillon, puis d'autres proches creusent la surface. La main effleure. Elle tâtonne comme à la recherche de détails estompés. L'arbre a souffert des derniers orages. Il était vieux. Il s'est rendu. Abattu dans l'herbe, il exhibe l'indécence de ses racines lourdes encore de terre. La main qui le frôle est ravinée, parcourue de nervures, de ramures, elle aussi.Esther touche chaque faille, chaque meurtrissure végétale. Elle en touche l'intimité des plis, là où se divisent les branches.Le... [Lire la suite]
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samedi 31 mai 2014

A L'APPROCHE DES EAUX...Extrait

Laisse la main cheminer perdre haleine là où l'on ne respire plus Laisse la mainerrer sur les hanches seulement complices du nacre de la langue Seul un cri depuis le sol peut le foudroyer La mort n'est pas un secret ni en nous un jardin de sable La nuit dans le silence terni des miroirs un homme peut tenir la mort par la main Je vais t'enseigner comment la reconnaître regarde c'est encore un gaminil ne cesse de grandir sur les épaulesla lumière dénouée la fauve lucidité des flancs La bouche neigeait sur la bouche .   . ... [Lire la suite]
samedi 12 octobre 2013

L'ETERNITE N'EST PAS DE TROP...Extrait

"A ces mots, Lan-Ying ouvre sa paume et laisse Dao-Cheng y coller la sienne. Instant de muette communion et d’extase hors paroles. L’intimité née de deux mains en symbiose est bien celle même de deux visages qui se rapprochent, ou de deux cœurs qui s’impriment l’un dans l’autre. La corolle à cinq pétales, quand elle éclôt, est un gant retourné de l’intérieur vers l’extérieur, elle livre son fond secret, se laisse effleurer par la brise tiède qui sans cesse passe, ou butiner sans fin par d’avides papillons et abeilles qui accourent.... [Lire la suite]
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lundi 26 août 2013

LA CARESSE PERDUE

Une caresse s’échappe de mes doigts Et s’en va rouler dans le vent. Cette caresse qui vagabonde, sans objet ni but Cette caresse perdue, qui s’en emparera ? J’aurais pu aimer cette nuit avec une piété infinie, J’aurais pu aimer le premier qui se serait approché. Personne ne vient. Les sentiers fleuris sont déserts. La caresse perdue roulera…roulera. Si quelqu’un t’embrasse cette nuit sur les yeux, voyageur, Si les branches exhalent un doux soupir Si une petite main serre tes doigts, t’étreint, te laisse, te resserre et s’en va. Si... [Lire la suite]