dimanche 21 août 2011

A L'OREE DU JOUR...Extrait

Attente de l’instant, oui attente avec des mots qui tremblent des souvenirs qui brûlent attente de ce retour sur la pierre du seuil en même temps qu’une respiration et l’ultime odeur de l’hiver C’est le printemps, c’est le retour et j’attends le premier grincement du volet l’éclat d’une flamme dans la cheminée la lampe au cœur de la pièce qui caresse la nappe aux carreaux rouges   Et tout rapidement s’enchaîne   (...) Le goût de l’oiseau le soleil puis la pluie qui pique le tonnerre qui roule   ... [Lire la suite]
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samedi 20 août 2011

ALAIN BORNE

La musique même était noire c’est la nuit qui par elle criait si longue et sans étoiles semblable aux entrailles d’une bête qui nous aurait mangés. Et le jour serait de la même soie s’il revenait et maille à maille de la même soie serait la vie. Maille à maille de la même soie une seule longue vie noire avec dans l’air l’aile de la chauve-souris dont le grand vent de sage espoir est l’unique fraîcheur pour nos fronts. Les marionnettes tombent des mains mortes mortes deux fois maille à maille de la même soie la vie des... [Lire la suite]
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samedi 20 août 2011

ECRIRE ÊTRE AU MONDE...Extrait

Ecrire être au monde comme un carré de terre semé d’orchidées mauves et de plumes d’oiseaux Etre dans la sève pour revenir chaque saison dans les lumières dans les mémoires Ecrire les soleils et les océans écrire sous l’écorce l’histoire et l’imaginaire les voyages dans les hautes dunes d’or et les crépuscules du cœur (...) Juste un petit goût de fumée ce que le végétal offre à l’imaginaire au rêve à la légende un léger goût de terre et de lumière qui emplit le lieu natal et offre l’éternel On n’entend ni bruit d’aile ni de pas... [Lire la suite]
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samedi 20 août 2011

RESERVES D'ALLIANCES...Extrait

« donnant du tempsà toutes les feuilles de la roseépineuseà la tige et au terreau et toi lente pousse élanne broute pas la proseprise de consciencene récuse pas l’incalculable donredonne à chaque gorgée son lot de sourcecomme à toute parole sa part de souffle toiseul retrouves les périodesles intonations suspensitinérantcaillouximprovisesprovisionune avance des cheveux un soupirun emploi sortant du verbe exister ils éconduisent l’avantl’écran subtilise le réseau les camérascomme une image escamote le compasde la comparaison en... [Lire la suite]
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samedi 20 août 2011

OEIL DU COEUR

La pluie dans la mémoire, est-ce que ça mouille ? N’est-ce pas déjà une éponge toute imbibée, la mémoire ? Jamais ne s’essore, la mémoire.L’œil, qui est celui du cœur est sans cesse ouvert ; j’y distingue l’homme sur son chemin de pluie, fantomatique, et il a le cœur transparent. La pluie s’abat par averses dures et régulières sur cette plaine sombre où une lumière rasante et fragile illumine encore les lignes d’arbres, le long des berges. La rivière n’est qu’un grondement d’eau furieuse, dans cet octobre indatable ; elle a incisé ma... [Lire la suite]
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mardi 16 août 2011

PREMIERE DU MONDE

A Pablo Picasso   Captive de la plaine, agonisante folle,La lumière sur toi se cache, vois le ciel :Il a fermé les yeux pour s'en prendre à ton rêve,Il a fermé ta robe pour briser tes chaînesDevant les roues toutes nouéesUn éventail rit aux éclats.Dans les traîtres filets de l'herbeLes routes perdent leur reflet.Ne peux-tu donc prendre les vaguesDont les barques sont les amandesDans ta paume chaude et câlineOu dans les boucles de ta tête?Ne peux-tu prendre les étoiles?Écartelée tu leur ressembles,Dans leur nid de feu tu... [Lire la suite]
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mardi 16 août 2011

ANGOISSE D'UNE SEULE FIN...Extrait

Il s'aperçut, en vieillissant, qu'une question,pour lui, prenait, chaque jour, plus d'importance: comment ne pas vieillir?Mais il se trompait de question, celle qu'ilaurait dû se poser est la suivante : comment, de la sagesse, conserver toute la jeunesse? . EDMOND JABES . Tolstoï par Ilya Repine
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lundi 15 août 2011

BAJAMAR

Con tijeras me corté del alfabeto Me castré de ma patrie de tinta y savia Sin que adónde y sin que nada en este Sur Exiliada del eco de mi alfa Soy un suicidio de metáforas Una letra ciega un verbo sin raíz   El plenilunio materno erró su itinerario           Y me alumbró en esta tierra austral           Soy un desliz de la Natura           Después de cada viaje Desvestida de... [Lire la suite]
lundi 15 août 2011

BASSE MER

Aux ciseaux je me coupai de l’alphabet Je me châtrai de ma patrie* d’encre et de sève Sans où et sans rien dans ce Sud Exilée de l’écho de mon alpha Je suis un suicide de métaphores Une lettre aveugle un verbe sans racine   La pleine lune maternelle se trompa de route Et me donna le jour en cette terre australe Je suis un faux-pas de la Nature Après chaque voyage Dévêtue de ma peau temple sans Dieu Dans la vapeur oxydée d’une ombre J’écris sur des esquilles de l’enfer Du sang bénit gicle de mes mains Mais elles brûlent. Pas... [Lire la suite]
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lundi 15 août 2011

POEMA DOBLE DEL LAGO EDEM

Era mi voz antigua ignorante de los densos jugos amargos. La adivino lamiendo mis pies bajo los frágiles helechos mojados. ¡Ay voz antigua de mi amor, ay voz de mi verdad, ay voz de mi abierto costado, cuando todas las rosas manaban de mi lengua y el césped no conocía la impasible dentadura del caballo! Estás aquí bebiendo mi sangre, bebiendo mi humor de niño pesado, mientras mis ojos se quiebran en el viento con el aluminio y las voces de los borrachos. Déjame pasar la puerta donde Eva come hormigas y Adán fecunda peces... [Lire la suite]