mercredi 21 novembre 2012
LETTRE DE TONY BLONCOURT A SES PARENTS - 9 MARS 1942
Paris- Prison de la Santé-9 mars 1942 « Maman, papa chéris, Vous saurez la terrible nouvelle déjà, quand vous recevrez ma lettre.
Je meurs avec courage. Je ne tremble pas devant la mort. Ce que j’ai fait, je ne le regrette pas si cela a pu servir mon pays et la liberté !
Je regrette profondément de quitter la vie car je me sentais capable d’être utile. Toute ma volonté a été tendue pour assurer un monde meilleur. J’ai compris combien la structure sociale actuelle est monstrueusement injuste. J’ai compris que la liberté de vivre,... [Lire la suite]samedi 24 mars 2012
CHEVALIER DES ARTS ET DES LETTRES...GERALD BLONCOURT
REMISE DE LA MÉDAILLE : CHEVALIER DES ARTS ET DES LETTRES
à Gérald Bloncourt
Mairie du XIe – Paris – Le 23 Mars 2012
Honneur et respect
Mesdames, Messieurs, Chers amis, Chers Camarades,
J’ai conscience ce soir de m’adresser à vous en une période tendue de notre histoire.
Des évènements d’une gravité poignante ont marqué cette semaine.
La violence et le crime, plus que jamais, ont resurgi sur notre terre de France., déjà tant éprouvée au cours de son histoire.
... [Lire la suite]mercredi 1 septembre 2010
NE ME PARLEZ PAS D'OUBLIER...Extrait
Ne me parlez pas d'oublier que ma poésie a toujours un goût de sang un arrière goût de sang et de cadavres. Elle n'a connu que l'horreur la fange et les chimères. Elle a toujours été un témoin obligé de tous ces êtres mal-aimés désaimés piétinés labourés dans l'incertitude de ces années féroces.Ne me parlez pas d'oublier. D'oublier mon pays. Ce pays d'immenses bidonvilles étranglés de soleil et d'espoir ses parfums de cigales d'épices fortes et d'ambre ses côtes vierges ses rives maternelles ses arbres prostitués.Ne me parlez-pas... [Lire la suite]vendredi 18 décembre 2009
A MAMAN DEDE, MA NOURRICE DE MIRAGOÂNE
Sirata - Foly - Habib Koite
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...
Tu es là Maman-Dédé ce soir au parfum-paysage de ton pays
j'entends ta voix fredonnant la berceuse de mon enfance
j'entends tes soupirs-prières murmurés égrenant ton chapelet entre tes doigts de fée ta présence sereine veillant souveraine sur mes premières années
Maman-Dédé de rêves endormie à jamais
sous le ciel gris de France où tu nous a suivis Claude et moi tes enfants
jamais plus tu n'auras l'écho de tes mornes sous terre
tu as... [Lire la suite]dimanche 11 octobre 2009
TIC TAC
Il était une fois,
un soir d'automne...
...............................
Il était une fois,
un soir,
ce soir d'automne ci...
ici.....
Tic tac... tic tac...
C'était un mardi...
Paris frissonnait
et les secondes coulaient...
Tic tac... tic tac...
C'était un mardi...
un mardi d'octobre....
ce mois d'octobre ci...
...ici....
Tic tac... tic tac...
Cela se passait en mille neuf cent...
et je ne... [Lire la suite]dimanche 12 avril 2009
JACMEL
J'ai hurlé à la dixième étoile de ma mémoireJ'en ai quarante-et-une au front de mon exilSoixante bien sonnées au comptes de mes rêves...Gloire aux quatres saisons qui ont offert l'Automneet la saison possible de te revoir un jourJacmelJacmel mon vrai berceaumes jeunes pas et mes vertes annéesJacmel mon hibiscus mes couchers de soleilmes plats de lune au goût de mes premiers émoisJacmelJacmel-mes-cyclones engrossé de Gosselinepisquettes cassaves et rorolis sucréstambours lointains des morneset balcons de dentellescrochets en fer... [Lire la suite]dimanche 2 novembre 2008
JE HURLE A LA LUTTE
Découvrez Geoffrey Oryema!
Je hurle à la lutte ô mon pays ma terre-natale Saline-cicatrice bidonvilles-crucifiés de l'aube aux nuits fétides chiens efflan-qués affamés immondices désaffectées tôt ou tard dans l'obs-curité mensongère cogne ma mémoire sur les tôles- ondulées aux vibrations d'orage bave ma rage de gangrène infectée odeurs puantes de caniveaux de mort prématurée d'enfants vides aux regards- remords lancinantes accusations d'un monde qui s'accouple avec l'Absurde villes-fantômes aux... [Lire la suite]samedi 4 octobre 2008
RENCONTRE AVEC JACQUES STEPHEN ALEXIS
Découvrez Geoffrey Oryema!
Rencontre avec Jacques Stephen ALEXIS(un immense écrivain haïtien, assassiné par les sbires de Duvalier. Il fut mon "frère d'arme"...Jacques, t'en souvient-il ? Nous étions à minuit. Le mois était Décembre, et l'an, quarante-six.Nous marchions en silence. Il faisait lune et doux.Les tambours dormaient et Port-au-Prince frissonnait.Un requin glissait dans la rade. La Gonave s'allongeait sur les flots. Nous venions de quitter St-Amand et Depestre. Tu as murmuré :"... Les peuples... [Lire la suite]mercredi 10 septembre 2008
DIALOGUE AU BOUT DES VAGUES...Extrait
Pour ma malheureuse terre-natale et son peuple qui vivent ces temps-ci un véritable cauchemar... J'aime ce pays dans sa totalité ses habitants et sa merde j'aime ses fantômes en lisière des pourritures-masures j'aime ses mornes et l'odeur amer-sucrée des caniveaux ses regards surdoués de beauté je colle aux murs-fresques qui en disent plus long que tous nos discours à l'avenir-espoir je marche de tous ces pas pieds-nus dans la poussière de ses rues démembrées j'aime ce pays en moi de toujours ourlant mon âme hurlant ma vie... [Lire la suite]






