dimanche 17 septembre 2017

JACKY MICAELLI...UMAGGIU

        ... Cependant ce que je sais, et dont je peux témoigner, c’est que cette voix est unique, qu’elle vous bouleverse, et que quand elle vous surprend sur les bancs d’une église ou sur un strapontin, quelque-chose d’indéfinissable se joue, de l’ordre du viscéral, de l’intime résonance ; que quand sa note décroche dans le vertigineux abîme d’un mélisme hérité de nos plus anciennes traditions (et que beaucoup aujourd’hui négligent), c’est la voix de l’enfant affamé qu’on entend, le berger qui, avec son... [Lire la suite]

mercredi 30 août 2017

BRUNO ODILE...Extrait

Souverain, l’échange naît dans la déchirure de soi, là où dans un renfoncement de l’esprit, le neuf et l’ancien font orage.   Les phrases transportent des fagots aux allures martiales. Un escadron de mots traverse le brouillard des plaines matinales avant de glisser sur des plaies mal refermées. Je sens la matière proche et pénétrable. Des centaines de serments demeurent attachés les uns aux autres dans l’attente d’une libération providentielle.   Il m’aura fallu sarcler, puis labourer encore et encore pour extraire de... [Lire la suite]
mercredi 16 août 2017

LES AUBES SONT CERTAINES

Marche allègre et vive sur les passerelles de l’aube Le sang dormant s’ébroue L’écriture coule drue Verticale La pluie a ravivé les feuilles J’ai troqué mon pays contre le rire immense De chutes de cascades de torrents vers la mer J’ai traversé des fleuves qui n’avaient pas de nom J’ai reconnu le ciel au tremblement des feuilles Troqué des cimetières contre des chemins d’or J’ai tenu tête à l’âme elle s’en est souvenue J’ai marché sans compter sans mesurer mes pas J’ai senti le pollen de mes aurores vives J’ai bougé des écluses dans... [Lire la suite]
mardi 1 août 2017

SONATINE POUR PIANO

Viens ici, faisons une poésie qui n’ait senteur de rien et cependant tout dise, et soit ruisseau de sons grêles qui dans les sables se perd et meurt quand son murmure s’amenuise ; faisons une sonatine pour piano à la Maurice Ravel, petite musique incohérente mais sans complications, de toute façon crois bien qu’à gratter le fond point de sens ; faisons quelque chose d’un genre léger.   Viens ici, point même besoin d’aller déranger la Nature avec ses graves paysages et les pyrotechniques astrales ; nous n’irons... [Lire la suite]
vendredi 21 juillet 2017

L'HEURE PRESENTE...Extrait

Tu regardes vivre le soir. Le ciel, la terreNus, allongés sur leur couche commune.Et lui, rien que nuées,Il se penche sur elle, prend dans ses mainsSa face respectée.Dieu ? Non, mieux que cela. La voixQui se porte, essoufflée, au-devant d'une autreEt riante désire son désir,Anxieuse de donner plus que de prendre.Ne vas-tu pas penser, ce soir encore,Que puissent devenir un même souffleLa matière, l'esprit ? Que de leur étreinteApaisée, desserrée,De la couleur, de l'or retomberait,Quelque débris de verre, taché de boue,Mais à briller,... [Lire la suite]
dimanche 2 juillet 2017

LES PETITES PERSONNES: EN DEFENSE DES ANIMAUX ET AUTRES ECRITS...Extrait

 Je considère les Animaux comme des Petites Personnes, des “frères” différents de l’homme, des créatures dotées d’un visage, de beaux et bons yeux qui expriment une pensée, et d’une sensibilité enclose, mais qui a la même valeur que la sensibilité et la pensée humaines ...   Torturer ou tuer la vie vivante, c’est se mettre du côté de la non-vie, du côté des cavernes ou des apocalypses. Qui aime vraiment l’homme l’aime tout entier, avec ses oiseaux et ses racines de rêve. ... En quantité désormais apocalyptique, ils... [Lire la suite]

dimanche 2 juillet 2017

J'ENTENDS BOUGER

J'entends bouger la part secrète en moi d'une musique dédiée à ma naissance, comme un envol pour des choses d'éternité dont je ne comprends rien si ce n'est la cueillette d'un sourire ou d'un enchantement sur un visage aimé...   .     BERNARD PERROY     .  
vendredi 16 juin 2017

LA LUMIERE DU MONDE

Jamais le monde n’a été aussi fort. Le terrorisme tel qu’on le connaît historiquement ne réussit qu’à renforcer le système qu’il prétend attaquer, bien que certains de ses membres aient pu avoir des têtes d’anges. Jamais la négation de l’âme n’a été aussi forte et tranquille. L’esprit n’est plus même nié, c’est plus sournois qu’une négation. Nous sommes comme des prisonniers dont le corps seul aurait le droit de sortir. L’âme va rester vingt-quatre heures sur vingt- quatre en prison : le reste, le clinquant, c’est seulement cela qui... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

JE COURS LES MAINS VIDES

J’ai l’intention de toucher à la larme des fleurs, à l’épaisseur du moindre souffle empoté comme une confiture de muguet. Certains creusent, d’autres amassent la terre du trou. La terre, notre terre est à chacun. Je glisse sur le dos du monde et mon corps avance tout seul. L’enfance que je n’ai pas eue se cache dans le foulard de son anniversaire. Je tiens la vie comme une culbute, comme une dégringolade du vertige que le chaos embrassait. Je porte en moi l’immense récipient de la foudre et des feuilles mouillées. Dans le parfum du... [Lire la suite]
vendredi 16 juin 2017

DONNE MOI LA FLÛTE ET CHANTE

Donne-moi la flûte et chanteCar le chant est le secret de l’existenceEt le sanglot de la flûte survivraQuand aura péri, l’existenceAs-tu comme moi fait de la forêt ta demeure et déserté les palaisSuivi les rivières et escaladé les rochersT’es-tu purifié de parfum et imprégné de lumièreAs-tu bu le nectar de l’aube dans des coupes sans corpsDonne-moi la flûte et chanteCar le chant est le secret de l’existenceEt le sanglot de la flûte survivraQuand aura péri, l’existenceT’es-tu comme moi posé le soir dans les bras de la vigne,caressé par... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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