mercredi 19 octobre 2016

L'IDENTITE OBSCURE...Extrait

.... alors on s'enfonce, on traverse des étendues où le seul futur est le cœur qui bat comme cet appel auquel on voudrait répondre et c'est pourquoi on avance, même si à chaque pas rien ne bouge que le corps obstiné qui poursuit l'ombre qu'il n'a pas, on aimerait pouvoir s'arrêter, regarder simplement l'aube qui vient, poser la main sur la pierre froide et saluer la lumière, dire les premiers mots, écouter le crissement du sable, le bruissement de l'eau, la rumeur des choses qui commencent mais le jour est déjà le soir, on... [Lire la suite]
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mercredi 19 octobre 2016

AUTOMNE MALADE

Automne malade et adoréTu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies Quand il aura neigé Dans les vergers Pauvre automne Meurs en blancheur et en richesse De neige et de fruits mûrs Au fond du ciel Des éperviers planent Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines Qui n'ont jamais aimé Aux lisières lointaines Les cerfs ont bramé Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs Les fruits tombant sans qu'on les cueille Le vent et la forêt qui pleurent Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille Les feuilles Qu'on... [Lire la suite]
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mercredi 19 octobre 2016

PHILIPPE SOUPAULT...Extrait

Rien que cette lumière que sèment tes mains Rien que cette flamme et tes yeux Ces champs cette moisson sur ta peau Rien que cette chaleur de ta voix Rien que cet incendie Rien que toi Car tu es l’eau qui rêve Et qui persévère L’eau qui creuse et qui éclaire L’eau douce comme l’air L’eau qui chante Celle de tes larmes et de ta joie Solitaire que les chansons poursuivent Heureux du ciel et de la terre Forte et secrète vivante Ressuscitée Voici enfin ton heur   .   PHILIPPE SOUPAULT   . Photographie Thierry... [Lire la suite]
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mardi 18 octobre 2016

BARBARA FURTUNA - SOTTU A LU PONTE -

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mardi 18 octobre 2016

SOUDAIN TRAVERSE UN JARDIN

Soudain traverse un jardin Au bord de tes lèvres. Eden Mon coeur te plaque sous le porche Adossée au froid bleu des fresques Tu es là. Délice Le tremblé d’un rose la pierre d’iris T’ai arraché pull jupe et bikini Ai mangé d’emblée le blé De ton sexe d’or, et ma bouche L’a pénétré à moins Que ce ne soit ton corps Qui ait fondu dans ma bohème. Ma main. Je ne sais plus qui est le monde Dans ce moment-là Mais le jardin fut de chair un verger Et de l’esprit qui rit Sous le porche ton cri chant Le plus beau que j’entendis Sous le dôme... [Lire la suite]
mardi 18 octobre 2016

SI NOUS ALLIONS VERS LES PLAGES....Extrait

 Ne te retourne pas Le souvenir est devant toi Car ce printemps est advenuComme d'une étoile écorchée Dans la grande allée du royaumeÀ jamais perdu retrouvé                Douceur des larmes dans la chairEnfance aiguë   .   HELENE CADOU   .  
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lundi 17 octobre 2016

L'EAU DE LA SOURCE

C’est l’automne. Le vent s’empale aux crocs des arbres laissant tomber leurs feuilles comme on enterre un os. La terre les dévore pour réchauffer sa chair. Déjà, les oiseaux ont crevé les yeux des tournesols et des épis de maïs. Les fruits gèlent sur les branches avant le vin d’hiver. Les épinettes gonflent leurs gobelets de résine. Les insectes frileux rejoignent l’invisible. Les criquets sèchent dans les plinthes et retournent au silence. La pluie d’octobre éveille les enfants de poussière. Je me perds partout mais ne retrouve que... [Lire la suite]
lundi 17 octobre 2016

LES PORTES BOUGENT...Extrait

 Il y a eu cet orage de tropique parmis les flamboyants du plaisir la vitre battant sur des chevelures immenses la pluie cisaillée d'étoiles la lumière avalée à plein ventre à plein gosier à plein sang.   Il y a eu cette heure d'anthracite et d'argent sous les tentures des baisers de couteaux des rires de poudre les niveaux de sang reversés l'un dans l'autre   Il y a eu le pays sans cloison le regard sans clôture clouant la nuque stupéfaite. Et cette eau tendre aux nervures du corps la fièvre du rideau... [Lire la suite]
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dimanche 16 octobre 2016

L'ARIDE DES JOURS...Extrait

Bouche ouverte au silence inépuisable Seul fracas: les montagnes dévalant leur à-pic. J'avoue ma chair périssable, et ma langue déglutit le passé dénommé. De mon corps au paysage, toujours l'espace désertique des mots Il pleut à travers mes os.   .   JEAN-CLAUDE IZZO   .   Oeuvre Serge Fiorio sergefiorio.canalblog.com  
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dimanche 16 octobre 2016

VOIX..

Voix aimées, idéales, de nos morts et de ceux qui, pour nous, sont perdus à jamais. Parfois elles reviennent dans nos rêves. Parfois elles se lovent dans nos pensées. El leur écho ramène pour un moment — telle une musique lointaine qui se perd dans la nuit — cette poésie première qui effleura notre vie. ... Autant que possible Si dans ta vie tu ne peux faire selon tes désirs, tâche au moins ceci: autant que possible, ne la prostitue pas la traînant chez les gens, parmi l'agitation des gestes et des paroles. Ne la... [Lire la suite]